Vraiment superbes ces dessins!

Un commentaire comme je les aime…

C’est un cousin lointain du bord de ma mère. J’ai également plusieurs dessins de lui (des cartes de Noël surtout). Il faudrait que je demande aux tantes qui sont toujours en vie.

Nos ancêtres

Livret Labatt Pierre TrembléLivret Labatt Guillaume ThibaultLivret Labatt Noël SimardLivret Labatt Jean SéguinLivret Labatt Jean ValiquetteLivret Labatt Robert VaillancourtLivret Labatt Étienne TruteauLivret Labatt Jean Trudelle

Ces numérisations viennent tout droit d’un autre Livret Labatt que j’ai eu en cadeau il y a un an.

Il est presque neuf.

J’aimerais beaucoup en savoir plus sur l’artiste qui a fait les dessins.

Il signe E. Sénécal, mais je ne trouve rien sur Internet.

Pour me contacter…

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Les ancêtres de Paul-Henri Tessier, l’amour de sa vie…

Ancêtres de Paul-Henri Tessier

Bonjour Pierre,

C’est aujourd’hui le 100e anniversaire de Marie-Blanche Tessier surnommée affectueusement Ti-Blanc. Je t’envoie ce graphique de ses descendants et j’aimerais que tu le fasses paraître dans ton blogue.

Je suis allée la voir hier et nous avons parlé de sa vie. Je lui ai demandé ce qui avait été le plus important dans sa vie. Elle m’a dit que c’était d’avoir rencontré son beau Paul-Henri, qui a été l’amour de sa vie. Il est décédé à près de 90 ans. Cela a été la naissance de ses enfants, ses petits-enfants et ses arrières petits enfants. Toute sa descendance est présente dans le graphique. J’ai enlevé les partenaires qui n’ont pas eu d’enfant dont moi-même. Il y a eu sa grande foi en Dieu, qui l’a soutenue tout au long de sa vie. Dans le temps de la guerre, la vie était difficile et les gens du pays étaient très pauvres. Aussitôt que les semailles étaient faites, Marie-Clara, sa grand-mère s’en allait aux États-Unis pour travailler dans les usines de textiles comme Wivi (je ne sais pas comment cela s’écrit). Pendant ce temps, Marie-Blanche était pensionnaire et elle faisait des ménages pour gagner un peu de sous. Elle pensait devenir religieuse, mais elle a eu les fièvres typhoïdes. Pendant un mois, elle a été alitée, elle a bien failli mourir. Elle est retournée chez elle à St-Casimir pour sa convalescence. Après cela, il n’était plus question de retourner chez les religieuses.

Paul-Henri travaillait pour le magasin général à St-Casimir, il livrait avec une voiture attelée la marchandise dans le comté de Portneuf. Souvent, l’hiver à cause des tempêtes, il devait coucher chez l’habitant car les chemins étaient impraticables. Un jour, le magasin a fermé et Paul-Henri fut incapable de se retrouver un emploi. Il habitait dans une belle grande maison à St-Casimir qu’il avait héritée de ses grand-parents. Marie-Blanche qui avait toujours vécu en campagne s’est vue obligée de déménager à Québec dans un logement au deuxième, elle a beaucoup pleuré la perte de son environnement et de sa belle maison. Pour compenser, elle a fait partie de la chorale de Beauport durant 35 années et du cercle des fermières. Elle a distribué des tonnes d’amour autour d’elle. Jamais de critiques négatives, beaucoup d’empathie et une grande intelligence émotionnelle. C’est la personne la plus généreuse et tendre que j’ai rencontrée. Bon anniversaire à ma belle-mamie chérie.

Lors de notre conversation, elle m’a révélée que son père avait déserté de l’armée car il n’aimait pas cela. Elle m’a dit aussi, qu’elle avait fait inscrire le nom de son père sur l’épitaphe pour qu’il ne soit pas oublié. Le corps de son père n’a jamais été rapatrié car ils étaient trop pauvres pour le faire. Elle m’a dit que c’était très probable que sa grand-mère ait épousé son grand-oncle François-Xavier. Donc ton instinct ne te trompe pas. Tu peux tout dire puisque Mamie est au courant de tout. On peut expliquer le contexte de l’époque.

Je te remercie de m’avoir aidé tout au long de ma démarche. Vendredi prochain, je vais la visiter et je vais lui apporter les pièces que tu m’as fournies. J’ai demandé à Photocopie de la Capitale de faire un graphique de tous ses ancêtres. Je lui remettrai un rapport des ancêtres de Paul-Henri aussi.

Amicalement

Lise-Andrée

Les ancêtres de Blanche Gendron

Lise-Andrée a partagé ce document PDF des ancêtres de Blanche.

Ancêtres de Marie Blanche Ernestine Tessier [Gendron]

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Bonjour Pierre,

C’est aujourd’hui le 100e anniversaire de Marie-Blanche Tessier surnommée affectueusement Ti-Blanc. Je t’envoie ce graphique de ses descendants et j’aimerais que tu le fasses paraître dans ton blogue.

Je suis allée la voir hier et nous avons parlé de sa vie. Je lui ai demandé ce qui avait été le plus important dans sa vie. Elle m’a dit que c’était d’avoir rencontré son beau Paul-Henri, qui a été l’amour de sa vie. Il est décédé à près de 90 ans. Cela a été la naissance de ses enfants, ses petits-enfants et ses arrières petits enfants. Toute sa descendance est présente dans le graphique. J’ai enlevé les partenaires qui n’ont pas eu d’enfant dont moi-même. Il y a eu sa grande foi en Dieu, qui l’a soutenue tout au long de sa vie. Dans le temps de la guerre, la vie était difficile et les gens du pays étaient très pauvres. Aussitôt que les semailles étaient faites, Marie-Clara, sa grand-mère s’en allait aux États-Unis pour travailler dans les usines de textiles comme Wivi (je ne sais pas comment cela s’écrit). Pendant ce temps, Marie-Blanche était pensionnaire et elle faisait des ménages pour gagner un peu de sous. Elle pensait devenir religieuse, mais elle a eu les fièvres typhoïdes. Pendant un mois, elle a été alitée, elle a bien failli mourir. Elle est retournée chez elle à St-Casimir pour sa convalescence. Après cela, il n’était plus question de retourner chez les religieuses.

Paul-Henri travaillait pour le magasin général à St-Casimir, il livrait avec une voiture attelée la marchandise dans le comté de Portneuf. Souvent, l’hiver à cause des tempêtes, il devait coucher chez l’habitant car les chemins étaient impraticables. Un jour, le magasin a fermé et Paul-Henri fut incapable de se retrouver un emploi. Il habitait dans une belle grande maison à St-Casimir qu’il avait héritée de ses grand-parents. Marie-Blanche qui avait toujours vécu en campagne s’est vue obligée de déménager à Québec dans un logement au deuxième, elle a beaucoup pleuré la perte de son environnement et de sa belle maison. Pour compenser, elle a fait partie de la chorale de Beauport durant 35 années et du cercle des fermières. Elle a distribué des tonnes d’amour autour d’elle. Jamais de critiques négatives, beaucoup d’empathie et une grande intelligence émotionnelle. C’est la personne la plus généreuse et tendre que j’ai rencontrée. Bon anniversaire à ma belle-mamie chérie.

Lors de notre conversation, elle m’a révélée que son père avait déserté de l’armée car il n’aimait pas cela. Elle m’a dit aussi, qu’elle avait fait inscrire le nom de son père sur l’épitaphe pour qu’il ne soit pas oublié. Le corps de son père n’a jamais été rapatrié car ils étaient trop pauvres pour le faire. Elle m’a dit que c’était très probable que sa grand-mère ait épousé son grand-oncle François-Xavier. Donc ton instinct ne te trompe pas. Tu peux tout dire puisque Mamie est au courant de tout. On peut expliquer le contexte de l’époque.

Je te remercie de m’avoir aidé tout au long de ma démarche. Vendredi prochain, je vais la visiter et je vais lui apporter les pièces que tu m’as fournies. J’ai demandé à Photocopie de la Capitale de faire un graphique de tous ses ancêtres. Je lui remettrai un rapport des ancêtres de Paul-Henri aussi.

Amicalement

Lise-Andrée

Bonne fête Blanche – Prise 2

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Lise-Andrée  vient  de  m’écrire…

Bonjour Pierre,

C’est aujourd’hui le 100e anniversaire de Marie-Blanche Tessier surnommée affectueusement Ti-Blanc. Je t’envoie ce graphique de ses descendants et j’aimerais que tu le fasses paraître dans ton blogue.

Je suis allée la voir hier et nous avons parlé de sa vie. Je lui ai demandé ce qui avait été le plus important dans sa vie. Elle m’a dit que c’était d’avoir rencontré son beau Paul-Henri, qui a été l’amour de sa vie. Il est décédé à près de 90 ans. Cela a été la naissance de ses enfants, ses petits-enfants et ses arrières petits enfants. Toute sa descendance est présente dans le graphique. J’ai enlevé les partenaires qui n’ont pas eu d’enfant dont moi-même. Il y a eu sa grande foi en Dieu, qui l’a soutenue tout au long de sa vie. Dans le temps de la guerre, la vie était difficile et les gens du pays étaient très pauvres. Aussitôt que les semailles étaient faites, Marie-Clara, sa grand-mère s’en allait aux États-Unis pour travailler dans les usines de textiles comme Wivi (je ne sais pas comment cela s’écrit). Pendant ce temps, Marie-Blanche était pensionnaire et elle faisait des ménages pour gagner un peu de sous. Elle pensait devenir religieuse, mais elle a eu les fièvres typhoïdes. Pendant un mois, elle a été alitée, elle a bien failli mourir.  Elle est retournée chez elle à St-Casimir pour sa convalescence. Après cela, il n’était plus question de retourner chez les religieuses.

Paul-Henri travaillait pour le magasin général à St-Casimir, il livrait avec une voiture attelée la marchandise dans le comté de Portneuf. Souvent, l’hiver à cause des tempêtes, il devait coucher chez l’habitant car les chemins étaient impraticables. Un jour, le magasin a fermé et Paul-Henri fut incapable de se retrouver un emploi. Il habitait dans une belle grande maison à St-Casimir qu’il avait héritée de ses grand-parents. Marie-Blanche qui avait toujours vécu en campagne s’est vue obligée de déménager à Québec dans un logement au deuxième, elle a beaucoup pleuré la perte de son environnement et de sa belle maison. Pour compenser, elle a fait partie de la chorale de Beauport durant 35 années et du cercle des fermières. Elle a distribué des tonnes d’amour autour d’elle. Jamais de critiques négatives, beaucoup d’empathie et une grande intelligence émotionnelle. C’est la personne la plus généreuse et tendre que j’ai rencontrée. Bon anniversaire à ma belle-mamie chérie.

Lors de notre conversation, elle m’a révélée que son père avait déserté de l’armée car il n’aimait pas cela. Elle m’a dit aussi, qu’elle avait fait inscrire le nom de son père sur l’épitaphe pour qu’il ne soit pas oublié. Le corps de son père n’a jamais été rapatrié car ils étaient trop pauvres pour le faire. Elle m’a dit que c’était très probable que sa grand-mère ait épousé son grand-oncle François-Xavier. Donc ton instinct ne te trompe pas. Tu peux tout dire puisque Mamie est au courant de tout. On peut expliquer le contexte de l’époque.

Je te remercie de m’avoir aidé tout au long de ma démarche. Vendredi prochain, je vais la visiter et je vais lui apporter les pièces que tu m’as fournies. J’ai demandé à Photocopie de la Capitale de faire un graphique de tous ses ancêtres. Je lui remettrai un rapport des ancêtres de Paul-Henri aussi.

Amicalement

Lise-Andrée

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Descendants de Marie Blanche Ernestine Tessier [Gendron]

Bonne fête Blanche

Je ne pouvais  refuser  d’apporter  mon aide afin de retracer les ancêtres de Blanche  Gendron qui fête  ses 100 ans aujourd’hui.

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Un voyage  dans le temps  et l’espace où les mystères  se succédaient.
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Lise-Andrée  pourra,  si elle le désire, transmettre  le tout à  une autre génération, car encore beaucoup de choses relèvent d’hypothèses. Une chose par contre demeure certaine.  En généalogie, nous ne sommes  jamais certains à 100 % des résultats de nos recherches.

26 octobre 1920

La maman de Blanche Gendron qui fêtera ses 100 ans demain travaillait dans cette manufacture d’allumettes à St-Casimir-de-Portneuf.

1915 manufacture d'allumettes Saint-Casimir

source

Histoire du ministère du Travail

J’avais trouvé l’information dans le recensement canadien de 1911. Marie Charette vivait avec sa mère (?) Clara Lefebvre. Hervé, le frère de Clara, était aussi dans la famille de même que leur mère Sophie (Desneiges) Charette.

1911 Clara Lefebvre

Une autre jeune fille travaillait dans la manufacture. C’était Cordélia Langlois, fille d’Azarias Langlois et d’Amanda Gendron…

Cordelia se mariera à St-Casimir en 1912 avec Oscar Thibault, puis, le 26 octobre 1920, toujours à St-Casimir, elle épousera Antonio Tognon, fils de Jean Tognon et Louise Sossai.

Pour en savoir plus sur les conditions  de  travail…

1915 manufacture d'allumettes Saint-Casimir

Mon petit cousin…

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C’est le père de Paul Sauvé.

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Ces photos  furent  prises  sur Internet.
Quand  j’étais  petit, ma mère m’avait parlé d’Arthur Sauvé, un petit cousin éloigné…

Paul Sauvé a laissé sa marque dans l’histoire…

Je me souviens… de ce mois  de septembre 1959.

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Le Québec  tournait une page de son histoire.

Pris sur Internet.

Un homme politique tourné vers l’avenir

1930-1960
Paul Sauvé succède à son père comme député conservateur dans le comté des Deux-Montagnes lors de l’élection partielle de 1930. Réélu en 1931, il demeure presque sans interruption représentant de cette circonscription jusqu’à son décès en 1960. Dès ses débuts sur la scène politique, il s’élève à une fonction des plus prestigieuses en devenant à 29 ans le plus jeune orateur de la Chambre d’assemblée (1936-1940).

L’intermède de la Seconde Guerre mondiale met temporairement un frein à sa carrière politique, même s’il demeure député élu dans Deux-Montagnes. Démobilisé en janvier 1945, il fait un retour à la vie publique et parlementaire dès l’ouverture de la session parlementaire le 7 février 1945. Maurice Duplessis lui offre alors la direction d’un tout nouveau ministère, celui du Bien-être social et de la Jeunesse où il lui laisse les coudées franches.

Responsable de la gestion de l’ensemble des programmes sociaux et des établissements d’assistance publique, il met de l’avant de nombreux programmes, notamment les allocations de vieillesse, les programmes d’aide aux mères nécessiteuses, les pensions aux aveugles et le programme de pensions aux invalides. Paul Sauvé se porte aussi à la défense des jeunes contrevenants avec le dépôt en chambre du bill 65 visant à privilégier l’aspect de la prévention/réhabilitation en matière de délinquance juvénile. Le Québec se positionne dès lors à l’avant-plan dans le dossier de la rééducation.

Progressiste et visionnaire, Paul Sauvé se préoccupe de former une main-d’ouvre qualifiée dans les secteurs de pointe afin de répondre aux exigences d’un marché d’après-guerre en pleine expansion. L’une de ses contributions majeures à l’essor économique du Québec réside dans le développement d’un réseau provincial d’une cinquantaine d’écoles d’enseignement professionnel spécialisées dans divers secteurs d’activités : textile, ébénisterie, papeterie, marine, arts appliqués, arts graphiques, automobile, etc. Mentionnons, entre autres, parmi les écoles techniques, d’arts et métiers, l’École du meuble, l’Institut de technologie de Montréal, l’École de papeterie de la province de Québec, l’École provinciale de Marine. Fait inédit, toutes ces écoles seront placées sous l’égide d’un personnel enseignant essentiellement laïc. Plusieurs de ces institutions se trouvent également documentées dans le fonds de l’Office du film du Québec (E6,S7,SS1) conservé au Centre d’archives de Montréal (BAnQ).

Sanctionné par un vote unanime de la députation unioniste, Paul Sauvé succède le 11 septembre 1959 au premier ministre Duplessis décédé subitement. Le gouvernement Sauvé dépose lors de l’ouverture de la nouvelle session une série de 27 projets de loi. Lors de la présentation à la presse de son cabinet, il marque, d’entrée de jeu, le coup d’envoi en lançant sa légendaire formule leitmotiv « désormais », visant à donner le ton d’un tout nouveau style de gouvernance axé sur les réformes à venir.

Paul Sauvé veut bien faire comprendre à ses concitoyens que le Québec se situe à un point tournant de son évolution. La Belle province se trouve en fait à la croisé des chemins vers une ère de modernisation de ses institutions et de son administration. Les historiens qualifieront plus tard de « Révolution des 100 jours » ce trop bref passage à la tête de l’État. Certains même y verront une forme de prélude au grand remue-ménage de la Révolution tranquille des années 1960. Son action s’inspire effectivement de l’«idéologie du rattrapage» qui pavera la voie à l’ère des réformes de la Révolution tranquille. Paul Sauvé, le plus progressiste des conservateurs, semble s’être donné pour objectif de faire entrer le Québec de plein pied dans l’ère de la modernité.

Au nombre des mesures mises de l’avant au cours de ses 112 jours de règne, signalons le coup de barre donné dans le dossier des relations avec le monde des médias, le règlement si longtemps espéré de la question des subsides fédéraux aux universités, la reconnaissance du droit d’association et l’ouverture aux mouvements de syndicalisation, le renforcement des acquis de la Fonction publique, instrument indépendant de l’appareil de l’État. Paul Sauvé crée également un poste de chef de l’information afin de mieux faire valoir auprès la population le bien-fondé des nouvelles orientations de son gouvernement.

Il sait déléguer et faire confiance à son cabinet. Ses ministres auxquels il laisse plus de latitude conservent la responsabilité de leurs décisions. Il relance les discussions sur la frontière du Labrador, déclare l’urgence de réévaluer le système d’éducation. Nous le voyons prendre part aux négociations fédérales-provinciales sur le partage des impôts et la fiscalité. Sur le plan des infrastructures, il inaugure l’autoroute des Laurentides et annonce la construction de trois centrales hydroélectriques sur la rivière Manicouagan.

Son décès subit le 2 janvier 1960 déconcerte les milieux politiques, attristés devant la disparition d’une des plus brillantes figures de sa génération. Selon Georges-Émile Lapalme, sans ce départ prématuré, Paul Sauvé aurait sans doute eu la volonté et l’intelligence politique de procéder à la plupart des grandes réformes qui transformeront bientôt de fond en comble notre paysage socioculturel québécois au cours de la Révolution tranquille.

Des obsèques nationales sont célébrées le 5 janvier dans sa ville d’origine et la dépouille est exposée en chapelle ardente dans la résidence familiale, rue Chénier, où ses concitoyens viennent en grand nombre lui rendre un dernier hommage. Les représentants de la classe politique sans distinction d’allégeance assisteront aux funérailles. Antonio Barrette, ministre du Travail dans les cabinets Duplessis et Sauvé, lui succède brièvement le 8 janvier comme premier ministre avant d’être remplacé par Jean Lesage et son équipe portés au pouvoir dès juin 1960.

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Au nombre des mesures mises de l’avant au cours de ses 112 jours de règne, signalons le coup de barre donné dans le dossier des relations avec le monde des médias, le règlement si longtemps espéré de la question des subsides fédéraux aux universités, la reconnaissance du droit d’association et l’ouverture aux mouvements de syndicalisation, le renforcement des acquis de la Fonction publique, instrument indépendant de l’appareil de l’État. Paul Sauvé crée également un poste de chef de l’information afin de mieux faire valoir auprès la population le bien-fondé des nouvelles orientations de son gouvernement.

Il sait déléguer et faire confiance à son cabinet. Ses ministres auxquels il laisse plus de latitude conservent la responsabilité de leurs décisions. Il relance les discussions sur la frontière du Labrador, déclare l’urgence de réévaluer le système d’éducation. Nous le voyons prendre part aux négociations fédérales-provinciales sur le partage des impôts et la fiscalité. Sur le plan des infrastructures, il inaugure l’autoroute des Laurentides et annonce la construction de trois centrales hydroélectriques sur la rivière Manicouagan.

Paul Sauvé

Servir le peuple et non l’asservir…