Faire revivre vos ancêtres

Dur  à  suivre?

petit nowhere

Mets s’en!

J’écris  moins depuis  l’arrivée  du printemps. En fait  le printemps  a pris  le  bord  depuis  deux semaines.

Un petit message  sur Ancestry  ce matin « made  my day ».

Ma grand-mère est Clairette Beauchamp et Alphonsine Lagacé Beauchamp est mon arrière-grand-mère et la marraine de ma mère. Comme nous avons perdu presque toute la génération de mes grands-parents ces dernieres années, les photographies sont difficiles à  trouver. Je crois avoir vu que vous en avez possiblement. Vous pouvez communiquer avec moi en anglais ou en francais.

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Alphonsine  Lagacé

Pourquoi le surnom de La Gâchette?

André Mignier dit Lagacé aurait reçu ce surnom quand il était soldat avec le régiment Carignan-Salières. Né le 28 décembre 1639, selon les recherches de Gilles Tremblay, André Mignier avait donc environ 26 ans vers 1665.

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– Tiens, j’ai une idée!
On va aller agacer le vieux André Mignier.

Mais pourquoi diantre lui avoir donné ce surnom?

Mark Legassie, un 7e cousin américain, m’avait mis la puce à l’oreille la semaine dernière en me faisant remarquer ce passage du texte de Gilles Tremblay.

Pierre-André faisait donc partie de la « compagnie de Alexandre(Isaac)  Berthier,  Sieur de Bellechasse et de Villemur qui avait été détaché à bord du Brezé du régiment de Laillié » [59],  André comme tous les soldats Français portait un surnom, donné généralement par un des officiers de la compagnie, qui correspondait soit à un trait de caractère, une caractéristique physique, une manie, un défaut ou une qualité etc. qui caractérisait un soldat par rapport aux autres.  Pierre-André semble être connu sous deux surnoms.  Du côté de sa descendance américaine  on lui attribue le surnom de La Gâchette [60] (trigger).  Cependant, rien ne permet de croire qu’il portait ce surnom.  Du côté canadien, Pierre-André portait le surnom de l’agacé.  Était-ce parce que tout le monde s’amusait à l’embêter ou est-ce qu’il se sentait embêter par tout le monde?  Ceci restera certainement un secret.  Or, ce surnom se retrouve sur une des cartes de Gédéon de Catalogne de 1709, qui montre la concession de la Rivière-Ouelle.

carte 1709 mod

Tiré de l’article de Gilles Tremblay

Je n’avais jamais mis en doute le surnom de la gâchette avant la semaine dernière, me fiant aveuglément aux recherches faites antérieurement. Je prenais toujours en plus un malin plaisir à expliquer mon patronyme aux gens que je rencontrais en plus…

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Lagachette? Cha vient d’où vous penchez?

Pour en avoir la certitude, je me suis tourné vers les registres paroissiaux qui étaient jadis disponibles sur Family Search.

1667

C’est l’acte de baptême de Marie-Anne, la fille d’André Mignier et de Jacquette Michel.

1667 Marie-Anne Mignier zoom in

André Meynier dit La Gassée

dit La Gassée

Aucun doute ici  sur le dit…

On identifie clairement le père comme étant André Meynier dit La Gassée. Mais allons plus loin…

1701

Le mariage de son fils André, veuf de Marie-Charlotte Pelletier, avec la belle Françoise Ouellet âgée de 19 ans.

mariage André Mignier et Françoise Ouellet

dit Lagacée

Plus loin?

1714

Le baptême de son petit-fils Michel, le fils de Michel Mignier dit Lagassé et d’Angélique Thibault…

baptême Michel Mignier 1714

dit Lagacée

Sur la même page, André Mignier fils est témoin lors de l’enterrement de Jean Galleran Boucher, 87 ans.

1714 sépulture Jean Galeran Boucher

dit Lagacée

Sauf que…

1668

Selon la transcription trouvée dans BMS 2000 du contrat de mariage passé devant le notaire Becquet le 7 octobre 1668, BMS 2000 indique dans sa base de données…

André Mignier dit Lagachette!

Faute de voir ce contrat, il ne me reste qu’une seule explication plausible…

Une erreur de transcription ou alors, André Mignier dit L’Agacé avait oublié de mettre son dentier quand il est passé devant le notaire Becquet.

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Ma foi tout est pochible…

André Mignier dit L’Agacé

Pour une surprise c’en fut toute une.

La rencontre virtuelle d’un 7e cousin à une génération qui a ébranlé les colonnes du Temple de la généalogie.

Toujours prêt à aider un cousin éloigné, je l’avais dirigé sur la recherche de Gilles Tremblay à propos d’André Mignier.

Pierre-André faisait donc partie de la « compagnie de Alexandre(Isaac)  Berthier,  Sieur de Bellechasse et de Villemur qui avait été détaché à bord du Brezé du régiment de Laillié »[59],  André comme tous les soldats Français portait un surnom, donné généralement par un des officiers de la compagnie, qui correspondait soit à un trait de caractère, une caractéristique physique, une manie, un défaut ou une qualité etc. qui caractérisait un soldat par rapport aux autres.  Pierre-André semble être connu sous deux surnoms.  Du côté de sa descendance américaine  on lui attribue le surnom de La Gâchette[60] (trigger).  Cependant, rien ne permet de croire qu’il portait ce surnom.  Du côté canadien, Pierre-André portait le surnom de l’agacé.  Était-ce parce que tout le monde s’amusait à l’embêter ou est-ce qu’il se sentait embêter par tout le monde?  Ceci restera certainement un secret.  Or, ce surnom se retrouve sur une des cartes de Gédéon de Catalogne de 1709, qui montre la concession de la Rivière-Ouelle.

La Gâchette serait une pure invention!

Attendez que je vous explique…

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Y parait que c’est génétique en plus…

Trop vite sur la gâchette?

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Tiens  v’la  L’Agacé  qui s’énerve  encore…

?

1665

Arrivée du régiment de Carignan-Salières

La décennie des années 1660 est particulièrement riche en ce qui concerne l’immigration. En effet, la France impose dès 1663 un gouvernement royal à la colonie. Sous l’administration de Jean- Baptiste Colbert (ministre de la Marine en France et conseiller de Louis XIV) et sous celle de Jean Talon (premier intendant de la Nouvelle-France), le peuplement de la Nouvelle-France connaît une croissance significative.C’est d’abord pour protéger les habitants de sa colonie que la France envoie en Amérique du Nord les militaires du régiment de Carignan-Salières en 1665. Dès le début des années 1640, les guerriers iroquois avaient intensifié leurs attaques contre les Français. Les pertes françaises avaient été nombreuses. On pensait même, à l’époque, abandonner la colonie pour retourner en France. C’est le jésuite Paul Le Jeune qui lança un appel au roi de France, Louis XIV, afin que celui-ci envoie des soldats pour détruire l’Iroquoisie. Donc, le régiment de Carignan-Salières débarque à Québec en 1665. Dès 1666, les attaques iroquoises cessent. Après les combats, les membres du régiment sont invités à rester en Nouvelle-France plutôt que de rentrer en France. La colonie a grand besoin d’accroître sa population, qui tourne autour de 2 500 personnes en 1663. On considère que 400 militaires s’établissent sur les rives du Saint-Laurent, sur des terres déjà défrichées. Des gratifications sont offertes à ceux qui font le choix de s’installer sur ces nouvelles terres. Par exemple, Pierre de Saurel, venu en tant que capitaine dans le régiment de Carignan-Salières, bâtit un fort en aval de Montréal lors des guerres avec les Iroquois. Plus tard, ce fort deviendra la seigneurie de Saurel. Plusieurs soldats du régiment en deviendront les premiers censitaires. L’arrivée d’un contingent de jeunes filles en âge de se marier, les filles du roi, de 1665 à 1673, contribue à augmenter le taux de nuptialité. Ainsi, plusieurs familles se forment et font, par le fait même, croître d’une façon significative la population du Canada.

http://cyberligne.histori.ca/crb-bin/search?ev=9&LISTELIEN

À propos de Johann Wilhem Froebe

Ce commentaire laissé en 2012 sur mon article de Marie Dépau.

M. Lagacé,

Plusieurs descendants ont sûrement le vieux document, écrit par J. David Frève, que j’ai en main au sujet de notre ancêtre Johann Wilhem Froebe. Malheureusement, les lieux et les patronymes y sont souvent mal orthographiés ce qui complique les recherches.

On peut retrouver la trace de l’ancêtre sous:

COLLECTION COLONIAL OFFICE (Co.42/39)
Archives  publiques du Canada (APC) – Rapport de 1890, papiers d’états, QANQ-Q 4M00-2806, page 268 à 355

Régiment de Anhalt-Zerbst Compagnie du Capitaine Carl Frederick PIQUET
Dans la liste des apointés et soldats nous trouvons au numéro 27 : FREWE Wilhelm
(1)    Extrait d’un courriel provenant de Charles Campeau

‘’…N.B. Les témoins sont du régiment Anhalt Zerbts, donc (FROEBE est) probablement Wilhelm FREWE du même régiment Anhalt Zerbst, Cie du Cap. Piquet, âgé de 27 ans, grandeur 5’5’’, né à Mulhouse, 6 ans et 2 mois de service (MG13=référence militaire ANC à Ottawa), variation du nom Frebvre. Donc s’il a été licencié en juillet 1783 (comme cela a été pour la plupart) il est entré dans l’armée en mai 1777…’’

Noter: le patronyme Rupelle ou Ruppel n’apparaît pas sur le certificat de mariage du couple. On n’y lit que : Louise.

« Le premier ancêtre de la famille Frève au pays est originaire de Mulhousen (Milhausen) en Alsace-Allemagne. JOHANN WILHELM FROËVE, alias FRANÇOIS FRÈVE, lors de son adjuration en 1786,  naquit au château de Mulhausen (Muehlhausen) du légitime mariage de Von Germai(n)n Froëve archiduc de Mulhausen (aujourd’hui Mulhause en Alsace, Allemande) et de Louise ? de St-Amarin, Haute Alsace. Il appert qu’il appartient à une famille noble d’Alsace, professant le luthérianisme, comme l’atteste son acte d’abjuration. Johann Wilhelm était l’aîné survivant de la famille ducale de Mulhausen. Il passa les premières années de sa jeunesse au château de Mulhausen sous la surveillance de son précepteur Lambert dont il parlait souvent avec son frère cadet Fréderick qui mourut plus tard à l’âge de trente ans. Il parlait aussi d’une sœur Wilhelmide dont on ignore la descendance généalogique. Avant d’entrer dans les détails de ce qui concerne la famille, je dois déclarer que Johann Wilhelm Froëve, d’après son apocryphe a été désigné dans son acte d’abjuration et de mariage religieux ou civil sous le nom de François Frève et non de Lallemand tel qu’on le nommait dans la paroisse de Ste-Anne de la Pocatière. (Voir aussi « cousin François»). C’est ainsi que cette petite colonie Mulhousienne fit de Sainte-Anne de la Pocatière il y a près de 140 ans, le berceau d’éclosion de la famille Frève; mais cette souche y a toujours été représentée par la deuxième génération, par les branches de Clément et de Charles sous le surnom d’alias Lallemand; excepté celle dans la personne de Jos François Frève qui a continué l’affiliation directe et réelle jusqu’à l’auteur de ce récit. Le fondateur y est mort chrétiennement et fut inhumé dans le cimetière de Sainte-Anne de la Pocatière en 1824. (Le 20 mars 1824). C’est à peu près ce que je sais de l’origine de la famille Frève. D’ailleurs l’abbé Tanguay n’en fait aucune mention dans son dictionnaire généalogique. J’ai essayé d’obtenir des renseignements  sur l’origine du nom Frobe donné du moine par ignorance de l’application du vrai nom de Froeve dont la lettre V ferait b à la rigueur elle ferait plutôt T. Néanmoins les différentes appellations de Frobe, Freb, Lallemand, ont peu d’analogue avec le nom de l’ancêtre. Or, le nom de Frobe, est un mythe de la fantaisie juvénile d’Alphonse de Montréal. »

écrit par J. David Frève / corrigé par France Bourdon

Prononciation possible du patronyme : Freubé

The answer is…

À la question de Michel…

Ça me rappelle un détail que j’avais complètement oublié : dans ma jeunesse, lors de visites à La Pocatière (Sainte-Anne, dans le temps), j’avais remarqué l’existence de Frève dans le village, sans y porter plus d’attention. Je n’ai jamais rencontré un membre de cette famille. Il y a quelques années, Pierre me disait que ma tante Gabrielle (ou est-ce mon oncle Joseph?) était un descendant dudit Froebe dont il est question plus haut. Sans doute que Gabrielle et Joseph ignoraient complètement ce fait à l’époque…

Comme quoi la généalogie sert à tisser des liens qui ne sont parfois pas évidents au premier abord.

La réponse : ton oncle Joseph.

arbre Joseph Laforest

Marie Dépau

Une suite à cette histoire…

Nos ancêtres

Ça ne change pas le monde sauf que…

Une grande découverte!

On connaît déjà ce petit bout de notre histoire du Canada …

Les Frève

François Froebe, fils de l’archiduc Germain Froebe et de Louise Rupelle, est né en 1759 à Mulhausen en Alsace. Enrôlé de force dans le régiment d’Anhalt, il réussit avec quatre compagnons dont Dickner, Phristern et Hurst à fuir la frégate Delight ancrée près de Rivière-Ouelle en 1780.

Recueilli par Antoine Lizotte, il s’engage chez Joseph Francoeur, cultivateur de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et par la suite s’engage sur le bateau de Jean-Baptiste Pelletier qui fait du cabotage sur le fleuve Saint-Laurent.

Abjurant le 2 janvier 1786, il épouse Marie Dépau le 20 février suivant et reconnaît son fils, Joseph-François, né le 10 janvier 1784.

Sauf qu’on ne connaît pas encore l’histoire d’Alphonse Frobe, un descendant de François Froebe, fils de l’archiduc Germain Froebe et de Louise Rupelle…

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