Mon Oncle et ma Tante des États

Mon Oncle et Ma Tante des États, texte de Lise-Andrée  Morin

Il paraît qu’au 19ième et 20ième siècle, près de 900 000 Canadiens français partirent pour les États-Unis pour trouver du travail. J’avais de la famille à Lowell Massachusetts. Elle travaillait dans les usines de textiles. À un moment donné, il y avait 24 000 Canadiens français qui vivaient dans la ville de Lowell. On appelait cette ville: Le petit Canada.

Mon père qui était musicien avait composé une chansonnette pour ma mère dans laquelle il disait qu’elle était partie pour Lowell et qu’il devait partir à sa recherche. Je me souviens qu’à presque tous les étés, le frère de mon grand-père qui était établi à Lowell, venait au Québec et visitait la famille: Les Morissette. Ils venaient de loin. Nous, les enfants, étions impressionnés par ces personnes extraordinaires qui arrivaient par train.

Je me demande ce qui a poussé autant de personnes à tout laisser derrière elles pour se construire une nouvelle vie dans un autre pays. Il semble qu’une suite de mauvaises récoltes, le manque de ponts et routes pour communiquer avec les terres vacantes de la Couronne. Les concessions, faites à un seul individu ou à des compagnies, de très vastes étendues de terres. Le chômage saisonnier qui touchait la main-d’œuvre agricole en hiver. Les salaires qui étaient plus élevés aux États-Unis qu’au Canada. La corruption et les privilèges que détenait le locateur de concessions forestières de dépouiller le lot du colon, sont parmi les nombreuses raisons qui ont favorisé l’émigration des Canadiens français vers les États-Unis.

Est-ce qu’il y a encore des personnes qui parlent couramment le français dans ces États américains? Eh bien oui, les franco-américains représentent 15% des effectifs du New Hampshire et 10% ou plus de ceux du Rhode Island et du Vermont. Ils semblent que ces franco-américains à cause de leur poids démographique bénéficient d’une bonne organisation sociale et d’une fraternité linguistique avec le Québec. Il y a des rencontres et des colloques organisés entre les deux pays pour tenir compte de la réalité franco-américaine. Cette réalité est composée des descendants de nos ancêtres.

En construisant ma généalogie, je m’aperçois que plusieurs ancêtres ont vécu aux États-Unis. On en retrouve au Vermont, au Massachusetts, au Maine, au Rhode Island, au New Hampshire et au Connecticut pour la plupart.

Il est prouvé que ce sont surtout des jeunes gens, fils de cultivateur qui, par leur habitude du travail, leur vigueur, leur jeunesse et leur courage, formaient la classe la plus utile à la société dans ce temps là. Ils émigrèrent aux États-Unis entre 1840 et 1930.  Lorsqu’en 1930, les États-Unis fermèrent leur frontière, nous avons récupéré près de 100 000 personnes. Si cette émigration n’avait pas eu lieu, certains estiment que nous serions près de 9 millions au Québec. Est-ce que cela aurait  changé le destin de notre pays?

Source: Données statistiques : L’émigration des Québécois aux États-Unis de 1840 à 1930 de Yolande Lavoie.

Pour ne pas passer entre deux chaises…

Pierre Lagacé:

Je ne peux pas m’empêcher de le remettre…

Originally posted on Nos ancêtres II:

On passe souvent à côté de la section commentaires.

Faut pas!

Ce très beau commentaire de Lynn ce matin qui réchauffe comme un petit café…

Bonjour Pierre,
Ce billet ravive en moi de très beaux et précieux souvenirs…
J’imagine Steve,  épluchant ses courriels, tout en prenant son petit café du matin… J’entends son « Hein, c’est pas vrai !  ça ne se peut pas ! « …
Un pur inconnu, quelque part, avait pris le temps de lui écrire, afin de lui faire part d’une information , si minime soit-elle, concernant possiblement  l’un de ses ancêtres…
Je ressens son étonnement, sa surprise, sa joie, sa fébrilité…  Moment de sa vie qu’il n’oubliera jamais!

J’ai, moi-même, entrepris la même démarche que Steve, à partir d’un simple prénom inscrit sur la pierre tombale de mes grands-parents paternels, pierre tombale trouvée lors d’un  périple dans les cimetières de la Rive-sud de Montréal , le mercredi…

Voir l'original 211 mots de plus

Oups… Pris à mon propre jeu Écrivez-moi

Quelle belle surprise j’ai eue ce matin en lisant ton blogue. La passion de la généalogie voisine celle de l’histoire (ma matière préférée à l’école). Je dégusterais tous les matins tes blogues historiques. Plus que des noms et des dates, l’histoire met de la chair autour des personnages. Étant visuelle, chaque mot se transforme en image et reprend vie. C’est merveilleux! Merci beaucoup. 

Lise-Andrée

Tous  les matins…?

Je reprends du galon

Eh oui! Je reprends du galon.

Pas sur ce blogue, mais dans ma carrière d’enseignant. Je suis tuteur depuis janvier. Une de mes élèves est en histoire, et je renoue avec mes premiers amours…

Deux années merveilleuses à enseigner l’histoire à l’école Benjamin-de-Montigny dans les années 70.

Deux années sur 34 années d’enseignement!

Je n’ai jamais parlé généalogie à mes élèves. Je n’avais pas eu la piqûre dans les années 70. Les temps ont bien changé depuis janvier 2008.

Je reprends donc du galon et je peux répondre à Lise-Andrée.

Au début de la colonie, il y avait environ 1200 familles selon mes lectures. Est-ce exact?

Une petite recherche Google aurait permis à Lise-Andrée de trouver la réponse.

Le recensement de 1666 en Nouvelle-France était le premier recensement mené au Canada et en Amérique du Nord. Il a été organisé par Jean Talon, l’intendant de la Nouvelle-France, entre les années 1665 et 1666.

Jean-Baptiste Colbert, le Ministre français de la Marine, souhaitait faire de la Nouvelle-France le pôle central de l’Empire colonial français[réf. nécessaire]. Pour mener à bien ce projet, il devait connaître l’état de sa population, ainsi que les bases économiques et industrielles que la colonie pouvait développer.

Jean Talon a dirigé le recensement en grande partie lui-même, voyageant de porte en porte parmi les établissements de la Nouvelle-France. Il n’a dénombré ni les Amérindiens,habitants autochtones de la colonie, ni les représentants des ordres religieux comme les Jésuites ou les Récollets.

Selon le recensement de Talon, il y avait 3 215 personnes en Nouvelle-France, réparties en 538 familles distinctes. Il y avait 2 034 hommes et 1 181 femmes. Les enfants et les célibataires étaient regroupés ensemble; 2 154 de ceux-ci ont été recensés, alors que seulement 1 019 personnes étaient mariées (42 de ces dernières étant veuves). 547 personnes habitaient Québec, 455 se retrouvaient aux Trois-Rivières, tandis que 625 vivaient à Ville-Marie (Montréal).

La plus grande tranche d’âge, les 21 à 30 ans, représentait 842 personnes, c’est-à-dire un peu plus de 26 % de la population totale de la colonie. 763 personnes étaient des professionnelles d’une certaine qualité, dont 401 occupaient la fonction de domestique, alors que 16 étaient inscrites comme « gens de qualité ».

Quant à l’autre question…

 Lors de la conquête en 1760, nous étions 60 000 environ. Est-ce exact?

 

La réponse à cette question, mon élève me l’a donnée…

70 000 65 000

en relisant ses notes de cours

Pour en savoir plus, cliquez ici.

En passant, j’ai appris un tas de choses en histoire en reprenant du galon.

Petite famille

Famille2 Joseph Quesnel

Ce sont des petits et des petites Quesnel.

Johanne avait partagé cette belle photo en 2009 je pense, et je languisais de la publier. Je suis patient et je respecte mes promesses… du moins j’essaie.

Cette triste et belle histoire a commencé avec cette photo.

Joseph Quesnel et Albertine Bousquet

J’ignorais presque tout sur cette lignée jusqu’à ce que Johanne m’écrive sur mon premier blogue hébergé sur Branchez-vous. com. Je peux maintenant vous montrer toute la série des précieuses photos de Johanne.

Le don de vous faire languir…

Ce n’est pas mon genre.

Vous devez le savoir depuis que vous me suivez depuis le tout début.

Cette photo m’a toujours ému.

Lucienne Quesnel

Morte en 1918 de la grippe espagnole

Vous devez le savoir comment je m’émeus facilement.

Lucienne était sur une autre photo qu’une de mes petites cousines éloignées avait dans sa précieuse collection de photos. Je peux maintenant la publier

La voici.

Famille2 Joseph Quesnel

À suivre