Pamela

 

L‘histoire de Pamela Dubé a commencé lors d’une visite à un cimetière du Connecticut…

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Le mot de la fin – The Final Word

C’est mon cousin Dennis Lagasse qui l’a eu samedi en m’écrivant ceci sur Messenger. [My cousin Dennis had the final word Saturday when he wrote me this about this picture on Messenger.]

Daly and-Dubé family

My dad and mom, and myself, all agree it’s Olive. Olive is standing, Marie-Louise sitting. The woman holding the child could be Diane. They both say they are 100% sure about Olive, and only 80-90% on Diane because she looks dark and she was pale. They don’t recognize the sisters pictured with Marie-Louise. So then we were talking about Olive and my mom says « We have Olive’s old bible »! They think there was writing inside and are going to check. How exciting is that? Olive was the sweetest and nicest person I ever met, I’m glad she’s not forgotten. I only thought my dad had old pictures, now they show me Emma’s rosary beads, and have Olive’s bible. They just didn’t think anyone would be interested so they never talked about it. Until now.

Traduction

Mon père, ma mère et moi sommes d’accord que c’est Olive. Olive est debout, Marie-Louise assise.
Daly and-Dubé family
La femme qui tient l’enfant pourrait être Diane. Ils disent tous les deux qu’ils sont sûrs à 100% d’Olive, et seulement à 80-90% de Diane parce qu’elle a le teint sombre alors que son teint était pâle. Ils ne reconnaissent pas les sœurs représentées avec Marie-Louise.
Marie-Louise Dubé and sisters
Alors on parlait d’Olive et ma mère dit: « On a la vieille bible d’Olive »! Ils pensent qu’il y avait des choses écrites à l’intérieur et ils vont vérifier. C’est excitant, non? Olive était la personne la plus douce et la plus gentille que je n’aie jamais rencontrée. Je suis content qu’elle ne soit pas oubliée. Je pensais seulement que mon père avait de vieilles photos, maintenant ils me montrent les perles du chapelet d’Emma,
28422975_10213242029939879_9190028455990245282_o
et ils ont la bible d’Olive. Ils pensaient que personne ne serait intéressée, alors ils n’en ont jamais parlé. Jusqu’à maintenant.
Jusqu’à maintenant…?
baptême Olive Dubé
1901
baptême Diana Dubé
1903

Le mot de la fin – Arthur Dupuis et Joséphine Dubé

Le mot de la fin parce que cette recherche ne connaîtrait jamais de fin. Mon fils m’avait averti en 2011.

Dubé-Josephine

Arthur et Joséphine on les revoit sur cette photo à droite.

Dubé-3soeurs

J’en sais beaucoup plus sur cette famille grâce à un indice sur Ancestry. C’est à propos d’une photo laissée par un membre.

famille d'Arthur Dupuis

J’aimerais bien communiquer avec cette personne, mais les coûts d’un abonnement payant à Ancestry sont prohibitifs.

Les indices laissées indiquent ces dates:

Photo taken at the funeral of Arthur Dupuis (1882-1951)

Josephine (Dube) Dupuis  (1887-1979) and her 12 children, in order of birth, left to right:

Joseph (1908-1991),

Alphonse (1910-1977),

Marie-Eva (1912-1984);

Ernest (1914-1992),

Marie-Anne « Marianne » (1915-1984),

Arthur (1916- ),

Armand (1920-1980),

George (1921-2006),

Olive « Lilly » (1923-1979),

Albert (1925- ),

Theresa (1926-2011),

Wilfred « Stu » (1926- ).

Peut-être qu’un jour cette personne m’écrira comme Claude Leblanc l’a fait et qu’on pourra partager encore plus sur ces familles.

dubé3

Annette Dumoulin, Alphonse Dupuis
Arthur Dupuis, Emma Sévigny, Jacqueline Dupuis ?, Pierre Dubé, Joséphine Dubé

Acte de mariage de Wilfrid et Adélina

acte de mariage Wilfrid Turcotte et Adélina Brault 1912

mariage Turcotte et Breault

Wilfrid Turcotte était forgeron à Val-Racine en 1912… Du moins si on se fie aux registres de la paroisse St-Léon-de-Marston. Son père Jean Turcotte est présent et témoin tout comme Hercule Breault le père d’Adélina. Les signatures dans les registres nous permettent d’avancer nos recherches, mais on risque souvent de se perdre dans celles-ci quand on essaie de retracer ces gens dans les recensements.
La preuve!
1901
recensement 1901 famille Hercule Brault
Hercule Breault né le 18 décembre 1864…?
1911
Septembre 1865…?
recensement 1911 famille Hercule Breault
Les dates de naissance des enfants sont aussi un vrai micmac. C’est pour ça que je ne « badre » pas trop avec les dates dans mes recherches, une photo me suffit amplement pour savoir que les gens ont réellement existés.

Vous avez compté?

J’en ai compté 44.

mariage Turcotte et Breault 44 personnes
Le père de Wilfrid, Jean Turcotte, serait logiquement le numéro 9 à côté de sa belle-fille Adélina. Hercule, quant à lui, a été identifié par Claude Leblanc.

Ce que cette photo ne nous dit pas, c’est que Hercule Breault et Sara Larochelle auront un fils le 29 septembre 1912: Rosaire Brault que j’ai retrouvé ici…
http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/ecivil/affichage.html?serie=05S_CE503S10&a=saint-_


1912 naissance Rosaire Breault

Des heures de plaisir à fouiller et chercher des dates quoi…

En attendant d’autres commentaires de Claude, je vais passer à un autre dossier, celui de Pamela Dubé que j’avais laissé de côté depuis 5 ans…

Pamela Dube plaque

17 juin 1912, St-Léon, Val-Racine, Frontenac, Québec, Canada

mariage Turcotte et Breault

Hercule Brault marie sa fille Adélina. Les photos de mariage sont plus qu’une obsession. Elles me rappelent mon enfance quand je les regardais chez ma grand-mère Rosina.

Je me demandais qui pouvaient bien être tous ces gens.

mariage Armand Paiement et Rhéa St-Amant

Je devais avoir six ans à l’époque, car ma grand-mère Rosina est morte le 4 février 1955.

Rosina_Quesnel

J’écris pour faire revivre nos ancêtres, les miens et les vôtres. Je ne suis pas relié de près avec Claude Leblanc. Nous sommes des 6e cousins, mais nous partageons la même passion pour nos ancêtres et les vieilles photos.

Dubé-Josephine

Ça c’est une photo de Joséphine Dubé, la soeur de Joseph, Eugène et Pierre Dubé. Elle pose avec son mari Arthur Dupuis et ses deux fils Jos et Alphonse.

Je pense avoir tout mis les photos de Claude sauf celle-ci…

Dubé-solange

C’est la petite Solange…

DUBE-Pierre-2

Solange Dubé, c’est fille de Victor Dubé qui était un des fils de Pierre Dubé.

Une petite dernière…

famille Dollard Breault

C’est Dollard Brault, le petit bébé à gauche dans les bras de sa mère Délia.

Dubé-3soeurs

La prochaine fois je vous montre cette autre belle photo de famille. Adléi Brault pose pour la postérité avec ses enfants.

Famille Breault-1949

Je cherche encore…

J’essaie d’identifier depuis 2012 qui sont ces deux personnes sur cette photo.

Eugene Dubé

Collection Dennis Lagasse

Et aussi la plupart de ces gens.
Elusive Dennis

Collection Dennis Lagasse

Je connais quelques personnes, mais pas toutes. Je n’en fais pas une obsession, mais je me dis un jour que quelqu’un m’écrira comme Claude Leblanc pour y voir plus clair.
L’histoire de cette photo ci-dessous se retrouve sur la version anglaise de Nos ancêtres. J’ai trouvé la date et l’événement par déduction. Je ne vais pas vous ennuyer en vous expliquant comme je suis parvenu à découvrir qui était les jeunes mariés. Disons que cela m’a pris un certain temps.
Eugene Dubé
C’est surtout le couple sous la flèche rouge qui m’obsède. On aurait Eugène Dubé et sa femme Lillie Lagacé, la soeur de mon grand-père Léo. Eugène était le témoin de mon grand-père lors de son mariage en 1912 avec Maria Landry. Sur cette photo le père de mon grand-père est en arrière au milieu, un cigare à la main. Revoici Stanislas avec son frère Pierre au début du XXe siècle assis sur un banc de parc, probablement à Bristol, au Connecticut.
Remarquez le cigare…

close-up-pierre-lagasse-and-stanislas-lagasse

En 1910, mon arrière-grand-père vivait chez sa fille Marguerite. Elle était veuve. Elle avait marié Joseph Dubé, le frère d’Eugène.
Joseph et Eugène étaient les frères de Pierre Dubé…
dubé-pierre
C’est un peu pour ça que toutes les photos de Claude Leblanc sont si importantes.
Je vais terminer par vous montrer ceci… avec un message de Dennis Lagasse. Il avait vu mon billet sur les photos des soeurs Dubé.

My dad, Lionel Lagasse, has these. Emma, his grandmother, on the Dube side, gave these to him before she passed in the 1940s.

Les vieilles photos et comment arriver à bien identifier les gens

Il ne faut surtout pas avoir peur de se tromper ou de faire rire de soi quand on essaie d’identifier des gens sur des vieilles photos…

Prenez cette photo par exemple qui avait été partagée en 2011 ou 2012 par Dennis Lagasse.

Daly and-Dubé family

Collection Dennis Lagasse

Sa grand-mère Marie-Louise Dubé est la femme assise à côté de ses nièces. Du moins je pense que ce sont ses nièces. Si ma mémoire est fidèle, Dennis Lagasse avait aussi identifié les autres femmes comme étant Diana avec un enfant dans ses bras et Olive Dubé. Elles étaient les soeurs de Marie-Louise.

Maintenant je pense y voir plus clair…

 

Selon moi, la photo aurait été prise à Val-Racine vers 1920. Marie-Louise, née le 2 octobre 1896, aurait 24 ans. Elle était la fille de Pierre Dubé et d’Emma Sévigny que l’on voit ici en 1929 fêtant leurs noces d’or.

dubé-pierre

Collection Claude Leblanc

Claude Leblanc a partagé quelques photos de famille de sa mère, dont celle-ci où on revoit Pierre Dubé et Emma Sévigny.

dubé3

Collection Claude Leblanc

Sur la photo, Claude a identifié Pierre Dubé au centre avec Emma qui tient un petit enfant âgé environ de six mois. Leur fille Joséphine Dubé est à droite et son mari Arthur Dupuis est à gauche. Leur fils Alphonse Dupuis (né en 1910) est à l’arrière avec sa femme Anne Dumoulin (née en 1914). On serait à la fin des années 30 ou au début des années 40.

Une belle photo de quatre générations prise pour la postérité et qui refait surface plus de 70 ans plus tard.

.Joséphine Dubé on la revoit sur cette photo plus ancienne prise selon moi il y a 100 ans.

Dubé-3soeurs

Collection Claude Leblanc

Joséphine est à droite et son mari Arthur Dupuis est derrière elle. Le petit garçon avec la casquette serait Joseph Dupuis né en 1908. La petite fille à côté de Joséphine serait sa fille Eva née en 1912. Arthur tiendrait son fils Ernest né en 1914. Le bébé que Joséphine tient serait Arthur Junior né en 1917.

La femme à gauche c’est Délia Dubé. Claude Leblanc avait cette autre belle photo de sa grand-mère maternelle Délia.

deliadubé

Délia Dubé
Collection Claude Leblanc

Il avait aussi des photos de son grand-père Moïse Aldéi Brault.

Délia Dubé et Moïse Brault se sont mariés en 1914. Le bébé sur ses genoux de Délia serait Dollard leur premier enfant né en 1916. Le garçon aux côtés de Délia n’est donc pas son fils. Je soupçonne donc que ce serait Alphonse Dupuis, fils d’Arthur Dupuis et Joséphine Dubé qui se retrouve sur la photo des quatre générations.

dubé3

Pour revenir à cette photo…

Dubé-3soeurs

La femme au centre avec le sourire, c’est Élise Dubé. Elle a marié Théodore Lambert en 1914. Elle tiendrai sa fille Marie-Eveline qui mariera Ernest Valence le 23 mai 1938 à Notre-Dame-des-Bois ou bien est-ce Marie-Jeanne qui mariera Aristide Gaudreau le 26 juin 1943 à Notre-Dame-des-Bois?

Claude Leblanc croit que c’est Emma Sévigny qui tient un petit-enfant et que c’est Diana et non Olive qui est sur la photo avec Marie-Louise.

Daly and-Dubé family

Collection Dennis Lagasse

Selon moi Emma Sévigny serait plus âgée, surtout si cette photo prise en 1929 lors de ses noces d’or nous la montre neuf années plus tard.

DUBE-Pierre-2

Collection Claude Leblanc

Mais je peux me tromper surtout que ces gens sont reliés de loin à mes ancêtres Lagacé.

Eugene Dubé

Elusive Dennis

Collection Dennis Lagasse

Alors avons-nous Emma Sévigny ou Joséphine Dubé qui tient un enfant dans ses bras?

Daly and-Dubé family

Collection Dennis Lagasse

Délia, Élise et Joséphine Dubé

Dubé-3soeurs

Delia, Élise et Joséphine Dubé sont les soeurs de Marie-Louise que l’on voit au centre de la prochaine photo.

Marie-Louise Dubé and sisters

Marie-Louise Dubé était la grand-mère de Dennis Lagasse, mon petit cousin des États qui ignorait tout de ses ancêtres en décembre 2010 jusqu’à ce qu’on prenne contact et que Dennis partage toutes ses vieilles photos…

Plus d’une centaine de la collection de son père Lionel. Dennis avait cette belle photo avec sa grand-mère Marie-Louise et sa soeur Diana Dubé.

Daly and-Dubé family

Celle-ci avec John Daly et Diana Dubé à Val-Racine.

John Daly and Diana Dubé

Hier un de mes lecteurs m’a envoyé cette photo avec l’identité de ces personnes.

dubé3

Je ne suis plus certain que Diana est la femme qui tient un petit enfant dans ses bras.

Daly and-Dubé family

Elle serait plutôt Joséphine Dubé assise à droite avec ses soeurs Delia et Élise.

Dubé-3soeurs

Derrière Joséphine, c’est Arthur Dupuis. Le petit gars avec la casquette serait Alphonse Dupuis  que l’on voit sur cette photo derrière Pierre Dubé.

dubé3

Alphonse Dupuis était le fils d’Arthur Dupuis et Joséphine Dubé. Il avait marié Annette Dumoulin, née à Notre-Dame-des-Bois en 1914. Annette Dumoulin je l’ai retrouvée hier sur le site Find a Grave.

Annette A. Dupuis 1914 -2010 Brunswick – Annette A. Dupuis 96, of Sunny Brook Village, 340 Bath Rd. Brunswick, Maine; formerly of Rumford, Maine died. She was born in Notre Dame des Bois, Canada. She was the daughter of the late Hermidas and Sara Lussier Dumoulin and was married to Alphonse Dupuis who was deceased in January of 1977. She was also the sister of Armand Dumoulin formerly of Rumford. Mrs. Dupuis was a former member of St. John’s and St. Athanasius Parish and enjoyed cooking, knitting, quilting, playing cribbage, and loved cooking for large family gatherings.

She was the bookkeeper for the family logging company and cook for the log crew. She also did the accounting for Mount Zircon Spring Water Company, Inc. which was purchased by she and her husband in 1941 and owned until 1986.

Annette will be remembered for her loving and caring ways; and her devotion to her family, and the catholic religion. She prayed continuously for all of us. She is survived by 4 daughters, Huguette and husband Eugene of Bethel, Maine; Claire and daughter Kimberly of Bowdoinham, Maine; Diane and husband William of Bedford, New Hampshire; MarieLouise and her son Pete of Bath, Maine.

She was predeceased by her daughter Jacqueline Stone and her son Richard Dupuis.

The family wishes to thank Sunnybrook Village staff for their loving care during her last several years and Hospice volunteers for the care and support during her last hours. We are all very appreciative for all you’ve done!

Burial at Saint John’s Cemetery.

Donations in Mrs. Dupuis memory may be made to CHANS Hospice Volunteers in Brunswick, Maine.

À suivre…

DUBE-Pierre-2

 

 

 

 

Les années 20 ?

C’est ce que je pense… avant le Crash de 29 à cause des sourires.

Je n’ai pas d’autres indices, à moins que Gisèle en ait pour faire revivre ces ancêtres.

Cette photo de groupe a été prise ailleurs en regardant les vêtements et les chapeaux.

Je me demande qui prenait les photos… Un petit montage pour regrouper qui est qui en attendant qu’un descendant m’écrive.

Intermission – André Paillard et son fils Léonard

Normand ne cherchait pas nécessairement à connaître tous ses ancêtres, juste en savoir plus sur Flavie Gagnon qui était finalement une descendante de Robert Gagnon et Marie Parenteau.

Léonard Paillard est l’ancêtre de Normand, un de mes amis Facebook.

http://www.biographi.ca/fr/bio/paillard_leonard_2F.html

Après avoir lu, Normand sera sûrement tout fier de ses origines…


PAILLARD (Paillart, Paillé dit Paillard, Paillet), LÉONARD, dit le Poitevin, maître charpentier de moulins, né en 1647, fils d’André Paillard et de Catherine Geoffroy de la paroisse de Bersac (département de Haute-Vienne), et inhumé à l’Hôpital Général de Montréal, le 6 janvier 1729.

Léonard Paillard possédait les traits les plus caractéristiques du véritable Canadien : l’ambition, des talents variés et le désir de voir de nouveaux horizons. Son métier de constructeur de moulins répondait à l’un des plus urgents besoins de la colonie. C’est vraisemblablement vers 1670 qu’il arriva au Canada en qualité d’engagé et, en octobre 1672, il entra comme apprenti chez Jean Lemire*, un charpentier qui demeurait Grande-Allée près de Québec. Il est probable que Lemire lui apprit le métier de charpentier de moulins mais c’est chez Pierre Mercereau qu’il termina son apprentissage en 1675 : Mercereau avait acheté le brevet de Paillard pour la somme de 60#. Paillard devint par la suite le compagnon charpentier de Mercereau.

Il épousa en 1678, à Beauport, Louise-Marie Vachon, fille de notaire ; ils auront neuf enfants. Le couple s’établit à Petite-Auvergne, à une lieue environ de Québec, dans la seigneurie de Beauport. Paillard laboura ses terres mais pratiqua aussi son métier. Même après avoir élu domicile rue du Sault-au-Matelot dans la basse ville de Québec, en 1684, il continua de faire de la menuiserie en dehors de la ville.

Au mois de mai 1686, Paillard s’engagea par contrat à bâtir un moulin à peu de distance de Boucherville. Les perspectives d’avenir qu’offrait la région de Montréal lui plurent sans doute davantage puisqu’il régla ses affaires à Québec et alla s’établir à Ville-Marie avec sa femme et ses enfants l’année suivante. Il acheta une ferme à la côte Saint-Jean et la loua pour une somme modique. À Ville-Marie, Paillard et sa famille louèrent une demeure en attendant que soit terminée, en 1692, la construction de leur maison située à proximité de la chapelle de Notre-Dame de Bonsecours.

Le grand nombre de contrats de construction qu’il passa devant notaire témoigne de son dynamisme. Il lui arrivait parfois, alors qu’il était dans la région de Québec, d’accepter plus de travail qu’il n’était capable d’en faire et il était alors forcé d’en céder une partie à d’autres charpentiers. Il bâtissait des maisons, des combles et des granges. Sa carrière de constructeur de moulins progressa lentement et ce n’est qu’une fois rendu dans la région de Montréal que ses talents furent reconnus. Cette région de la colonie était appelée à devenir le centre principal du commerce du bois et de la culture du blé en Nouvelle-France ; il fallait donc bâtir des scieries et des moulins à céréales pour répondre aux besoins de la colonie et faire l’exportation du bois d’œuvre et de la farine. Les connaissances que Paillard possédait dans la fabrication de roues d’engrenage en bois étaient d’une valeur inestimable dans un pays où les connaissances techniques faisaient souvent défaut.

Paillard participa aussi à des entreprises commerciales telles que le commerce du grain et le transport maritime. Ainsi il fut l’agent de un ou deux meuniers et, en 1692, il se porta acquéreur de la moitié des intérêts d’ « un bateau de 33 à 34 pieds de long ».

Paillard ne travaillait pas seul : il avait un engagé sur sa ferme de Beauport et, dans la construction de moulins, il se réservait les détails les plus délicats laissant les gros travaux à ses ouvriers. Il travaillait aussi de concert avec d’autres charpentiers et en 1698, par exemple, il s’associa en bonne et due forme à Jean La Croix de Montréal, pour une période d’un an. En outre, « de-ci de-là un apprenti lui aidait » et aussi de temps à autre, son gendre et ses fils. C’est ainsi que Charles et Gabriel Paillard apprirent le métier de leur père.

Malgré ses 74 ans, cet homme énergique accepta de se rendre en canot jusqu’à Détroit pour y effectuer des réparations à un moulin et faire divers petits travaux de menuiserie. Rien d’étonnant que, au moment de sa mort, on eût pu facilement lui donner 90 ans.

Peter N. Moogk

AJM, Greffe d’Antoine Adhémar, 28 août 1688, 17 janv. 1700, 15 déc. 1712 ; Greffe d’Hilaire Bourgine, 28 juill. 1686 ; Greffe de Jacques David, 6 août 1721 ; Greffe de Michel Lepallieur ; Greffe de Claude Maugue, 4 janv. 1688, 28 mars 1689, 3 juill. 1692 ; Greffe de Michel Moreau, 14 oct. 1686 ; Greffe de J.-B. Pottier, 10 avril 1690 ; Greffe de Pierre Raimbault, 13 nov. 1698 ; Greffe de Nicolas Senet, 11 juin 1719 ; Greffe de Marien Tailhandier, 12 févr. 1705.— AJQ, Greffe de Claude Auber, 26 juin 1678 ; Greffe de Pierre Duquet, 14 sept. 1675 ; Greffe de Michel Fillion, 12 avril 1684 ; Greffe de Gilles Rageot, 26 oct. 1672, 14 oct. 1674, 24 mai 1686, 13 mars 1687.— AQ, NF, Coll. de pièces jud. et not., 3 308.— ASQ, Polygraphie, I : 88.— Jug. et délib., II : 375, 988s., 1 029s., 1 040 ; III : 10, 127s., 171–173, 407, 799, 878s., 1 041s. ; IV : 766s. ; VI : 960.— Recensement du Canada, 1681 (Sulte).