Un voyage dans le temps

Un formidable voyage dans le temps!

sillage

Imaginez : il y a environ mille ans, dans la région de Saint-Louis, une ville plus imposante et grande que Londres à la même époque !

On estime qu’environ 20 000 personnes habitaient cette ville, Cahokia, et que celle-ci était entourée de plusieurs agglomérations de moindre importance dans un rayon d’une centaine de kilomètres, à l’est du Mississippi, là où le Missouri coule dans le grand fleuve. Cette ville n’est pas imaginaire ; elle a bel et bien existé.

Depuis plus de trois cents ans, les Français d’abord, puis les Anglais et les Américains par la suite, ne cessent de s’interroger sur la présence de centaines, voire de milliers d’ouvrages en terre, dont certains sont de grande magnitude, disséminés sur l’ensemble des territoires de l’Ohio, de l’Indiana et de l’Illinois. Qui a érigé ces ouvrages ? Pour quelles fins ?

Serpent Mound, Ohio Serpent Mound, près de Peebles, Ohio : les sinuosités du…

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Faire revivre vos ancêtres

Dur  à  suivre?

petit nowhere

Mets s’en!

J’écris  moins depuis  l’arrivée  du printemps. En fait  le printemps  a pris  le  bord  depuis  deux semaines.

Un petit message  sur Ancestry  ce matin « made  my day ».

Ma grand-mère est Clairette Beauchamp et Alphonsine Lagacé Beauchamp est mon arrière-grand-mère et la marraine de ma mère. Comme nous avons perdu presque toute la génération de mes grands-parents ces dernieres années, les photographies sont difficiles à  trouver. Je crois avoir vu que vous en avez possiblement. Vous pouvez communiquer avec moi en anglais ou en francais.

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Alphonsine  Lagacé

Pourquoi le surnom de La Gâchette?

André Mignier dit Lagacé aurait reçu ce surnom quand il était soldat avec le régiment Carignan-Salières. Né le 28 décembre 1639, selon les recherches de Gilles Tremblay, André Mignier avait donc environ 26 ans vers 1665.

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– Tiens, j’ai une idée!
On va aller agacer le vieux André Mignier.

Mais pourquoi diantre lui avoir donné ce surnom?

Mark Legassie, un 7e cousin américain, m’avait mis la puce à l’oreille la semaine dernière en me faisant remarquer ce passage du texte de Gilles Tremblay.

Pierre-André faisait donc partie de la « compagnie de Alexandre(Isaac)  Berthier,  Sieur de Bellechasse et de Villemur qui avait été détaché à bord du Brezé du régiment de Laillié » [59],  André comme tous les soldats Français portait un surnom, donné généralement par un des officiers de la compagnie, qui correspondait soit à un trait de caractère, une caractéristique physique, une manie, un défaut ou une qualité etc. qui caractérisait un soldat par rapport aux autres.  Pierre-André semble être connu sous deux surnoms.  Du côté de sa descendance américaine  on lui attribue le surnom de La Gâchette [60] (trigger).  Cependant, rien ne permet de croire qu’il portait ce surnom.  Du côté canadien, Pierre-André portait le surnom de l’agacé.  Était-ce parce que tout le monde s’amusait à l’embêter ou est-ce qu’il se sentait embêter par tout le monde?  Ceci restera certainement un secret.  Or, ce surnom se retrouve sur une des cartes de Gédéon de Catalogne de 1709, qui montre la concession de la Rivière-Ouelle.

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Tiré de l’article de Gilles Tremblay

Je n’avais jamais mis en doute le surnom de la gâchette avant la semaine dernière, me fiant aveuglément aux recherches faites antérieurement. Je prenais toujours en plus un malin plaisir à expliquer mon patronyme aux gens que je rencontrais en plus…

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Lagachette? Cha vient d’où vous penchez?

Pour en avoir la certitude, je me suis tourné vers les registres paroissiaux qui étaient jadis disponibles sur Family Search.

1667

C’est l’acte de baptême de Marie-Anne, la fille d’André Mignier et de Jacquette Michel.

1667 Marie-Anne Mignier zoom in

André Meynier dit La Gassée

dit La Gassée

Aucun doute ici  sur le dit…

On identifie clairement le père comme étant André Meynier dit La Gassée. Mais allons plus loin…

1701

Le mariage de son fils André, veuf de Marie-Charlotte Pelletier, avec la belle Françoise Ouellet âgée de 19 ans.

mariage André Mignier et Françoise Ouellet

dit Lagacée

Plus loin?

1714

Le baptême de son petit-fils Michel, le fils de Michel Mignier dit Lagassé et d’Angélique Thibault…

baptême Michel Mignier 1714

dit Lagacée

Sur la même page, André Mignier fils est témoin lors de l’enterrement de Jean Galleran Boucher, 87 ans.

1714 sépulture Jean Galeran Boucher

dit Lagacée

Sauf que…

1668

Selon la transcription trouvée dans BMS 2000 du contrat de mariage passé devant le notaire Becquet le 7 octobre 1668, BMS 2000 indique dans sa base de données…

André Mignier dit Lagachette!

Faute de voir ce contrat, il ne me reste qu’une seule explication plausible…

Une erreur de transcription ou alors, André Mignier dit L’Agacé avait oublié de mettre son dentier quand il est passé devant le notaire Becquet.

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Ma foi tout est pochible…

André Mignier dit L’Agacé

Pour une surprise c’en fut toute une.

La rencontre virtuelle d’un 7e cousin à une génération qui a ébranlé les colonnes du Temple de la généalogie.

Toujours prêt à aider un cousin éloigné, je l’avais dirigé sur la recherche de Gilles Tremblay à propos d’André Mignier.

Pierre-André faisait donc partie de la « compagnie de Alexandre(Isaac)  Berthier,  Sieur de Bellechasse et de Villemur qui avait été détaché à bord du Brezé du régiment de Laillié »[59],  André comme tous les soldats Français portait un surnom, donné généralement par un des officiers de la compagnie, qui correspondait soit à un trait de caractère, une caractéristique physique, une manie, un défaut ou une qualité etc. qui caractérisait un soldat par rapport aux autres.  Pierre-André semble être connu sous deux surnoms.  Du côté de sa descendance américaine  on lui attribue le surnom de La Gâchette[60] (trigger).  Cependant, rien ne permet de croire qu’il portait ce surnom.  Du côté canadien, Pierre-André portait le surnom de l’agacé.  Était-ce parce que tout le monde s’amusait à l’embêter ou est-ce qu’il se sentait embêter par tout le monde?  Ceci restera certainement un secret.  Or, ce surnom se retrouve sur une des cartes de Gédéon de Catalogne de 1709, qui montre la concession de la Rivière-Ouelle.

La Gâchette serait une pure invention!

Attendez que je vous explique…

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Y parait que c’est génétique en plus…

Trop vite sur la gâchette?

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Tiens  v’la  L’Agacé  qui s’énerve  encore…

?

1665

Arrivée du régiment de Carignan-Salières

La décennie des années 1660 est particulièrement riche en ce qui concerne l’immigration. En effet, la France impose dès 1663 un gouvernement royal à la colonie. Sous l’administration de Jean- Baptiste Colbert (ministre de la Marine en France et conseiller de Louis XIV) et sous celle de Jean Talon (premier intendant de la Nouvelle-France), le peuplement de la Nouvelle-France connaît une croissance significative.C’est d’abord pour protéger les habitants de sa colonie que la France envoie en Amérique du Nord les militaires du régiment de Carignan-Salières en 1665. Dès le début des années 1640, les guerriers iroquois avaient intensifié leurs attaques contre les Français. Les pertes françaises avaient été nombreuses. On pensait même, à l’époque, abandonner la colonie pour retourner en France. C’est le jésuite Paul Le Jeune qui lança un appel au roi de France, Louis XIV, afin que celui-ci envoie des soldats pour détruire l’Iroquoisie. Donc, le régiment de Carignan-Salières débarque à Québec en 1665. Dès 1666, les attaques iroquoises cessent. Après les combats, les membres du régiment sont invités à rester en Nouvelle-France plutôt que de rentrer en France. La colonie a grand besoin d’accroître sa population, qui tourne autour de 2 500 personnes en 1663. On considère que 400 militaires s’établissent sur les rives du Saint-Laurent, sur des terres déjà défrichées. Des gratifications sont offertes à ceux qui font le choix de s’installer sur ces nouvelles terres. Par exemple, Pierre de Saurel, venu en tant que capitaine dans le régiment de Carignan-Salières, bâtit un fort en aval de Montréal lors des guerres avec les Iroquois. Plus tard, ce fort deviendra la seigneurie de Saurel. Plusieurs soldats du régiment en deviendront les premiers censitaires. L’arrivée d’un contingent de jeunes filles en âge de se marier, les filles du roi, de 1665 à 1673, contribue à augmenter le taux de nuptialité. Ainsi, plusieurs familles se forment et font, par le fait même, croître d’une façon significative la population du Canada.

http://cyberligne.histori.ca/crb-bin/search?ev=9&LISTELIEN