Le plaisir de faire plaisir

Moi, j’aimerais bien qu’on m’écrive un jour pour me dire qu’on m’envoie la photo de mon arrière-grand-mère Henriette Alexandre.

Les chances sont minces par contre, mais on ne sait jamais. Ce que je sais, c’est que mon 3e cousin Joe Terrien a probablement jeté sa photo lors dans son grand ménage de vieilles photos.

Il ignorait qui elle était. Elle était la sœur de son arrière-arrière-grand-mère Marguerite Alexandre. Cette photo il l’a gardée précieusement.

Marguerite Alexandre

J’ai connu Joe trop tard…

Bon je me dis pour me consoler qu’Henriette devait ressembler à sa sœur.

Henriette Alexandre était la mère de mon grand-père Léo celui qui était un joueur compulsif dans les années 20. Il a arrêté de jouer après avoir tout perdu et mis sa famille dans la misère noire.

Dans la misère noire, ça je le savais quand j’allais chez mes grands-parents sur la rue St-André. Mon grand-père assis et qui ne me parlait pas, mon oncle Marcel dans sa chaise roulante qui roulait des allume-feu avec du papier journal, les feuilles de papier journal qui servaient aussi de papier de toilettes… 

Sauf que j’ignorais tout de ses ancêtres… son père, sa mère, ses frères, ses soeurs, ses oncles, ses tantes, ses grands-parents…

Plein de souvenirs me reviennent en vous écrivant tout ceci ce matin avec mon cerveau de petit garçon.

J’écris moins maintenant sur ce blogue et sur Nos ancêtres, mais j’écris encore beaucoup sur Our Ancestors, ma version anglaise de Nos ancêtres.

Mon anglais, je tiens ça des gènes de mon grand-père qui avait émigré aux États-Unis en 1889 avec Stanislas et Henriette et leur tralée d’enfants. Le petit Léo n’avait qu’un an. Il était le petit dernier d’une famille de 13 enfants. 

Je n’ai jamais arrêté depuis juillet 2007 de chercher mes ancêtres, tout comme les vôtres également, et partager le fruit de mes trouvailles.

Le plaisir de faire plaisir quoi… et de recevoir en retour des photos de ses ancêtres qu’on n’avait jamais entendu parler avant. Comme celle-ci envoyée par un petit cousin du Connecticut dont le père avait une collection de vieilles photos.

Stanislas Lagacé, le père du petit Léo, avec deux de ses petits-enfants, Harvey et Marie Lagassey, phographiés en 1895…

La prochaine fois…

Ma passion pour l’aviation s’est déchaînée quand un parfait inconnu m’a envoyé ces images des pages d’un album qu’il a sauvé in extremis de la destruction.

Il cherchait mordicus à savoir qui était Charlotte M. Campbell du 844 Bannatyne à Winnipeg. Difficile pour moi de dire non.

La généalogie ça peut coûter cher…

Oups

Cliquez sur l’image…

Extrait

De plus en plus de Canadiens s’intéressent à la généalogie, science qui permet de remonter dans le temps pour connaître ses ancêtres et ainsi créer un arbre généalogique. Nous avons comparé trois tests génétiques des origines ancestrales que l’on trouve en vente libre : AncestryDNA, 23andMe et AncestrybyDNA.

Certaines personnes pourraient être déçues. Il faut savoir que ces tests vous renseignent uniquement sur les zones géographiques de la provenance de vos ancêtres. Ils ne vous aident pas à créer votre arbre généalogique ni même à vous renseigner sur votre histoire familiale depuis quelques décennies.

D’autant plus que deux de ces tests sont associés à des sites de généalogie. Vous pourrez commencer votre arbre, mais pour approfondir votre recherche, vous devrez vous abonner à un service payant.

Qui sont-ils ? – Prise 3

Est-ce bien Azarie Brouillé, sa femme Euphrosine Charbonneau avec leurs enfants?

Azarie, Euphrésine et leurs enfants

J’ai des doutes…

Je pense que nous avons Azarie et Euphrosine sur cette photo, mais pas avec leurs enfants. La photo ne peut pas avoir été prise  dans les années  1870.

Je dirais plutôt autour des années 1900.

Azarie, Euphrésine et leurs enfants

Je n’arrivais pas à identifier ces enfants après plusieurs tentatives…

Dans le recensement de 1871, la famille d’Azarie et Euphrosine comptait cinq enfants: Azélie (1862), Marie-Louise (1864), Azarie (1866), Louis (Louis-Arthur) (1869) et Elzéar (1870).

1871 famille Azarie

Azélie décèdera en 1876.

1876 décès Azélie Brouillette

Dans le recensement de 1881, on voit cinq enfants: Marie-Louise, Azarie, Arthur (Louis-Arthur), Exor (Elzéar) et Joseph (1876), puis une petite Rosa Boyer, 3 ans, sur l’autre page…

1881 famille Azarie

Dans le recensement de 1891, Rosa Boyer n’y est plus, mais s’ajoute la petite Donalda née en 1882. Arthur (Louis-Arthur) et Exeore (Elzéar) Brouillé sont maintenant mariés et sont des voisins de leurs parents.

1891 Joseph Brouillé

Quant à Azarie fils, 25 ans, il se mariera avec Philomène Viau le 19 août 1891. Ils auront ces enfants que l’on retrouve dans le recensement de 1911.

Ferdinand Brouillé 1893–?
Marie-Ange Brouillé 1894–?
Florida Brouillé 1897–?
Juliette Bruyère 1898–?
Georgiana Bruyère 1899–1977
Clément-Aimé Brouillé 1901–?
Alexandre Brouillé 1908–?
Anita Brouillé 1910–?

1911 Azarie Brouillé fils

La question que je me pose…

Azarie, Euphrésine et leurs enfants

Sur la photo, Azarie Brouillé, qui selon moi serait âgé de 58 ans, et Euphrosine Charbonneau, âgée de 57 ans, ne seraient-ils pas plutôt avec leurs petits-enfants, les enfants de leur fils Azarie Brouillé et de Philomène Viau?

Azarie, Euphrésine et leurs enfants

 

Faire plaisir – Un dépendant affectif qui s’assume

Vous l’auriez  sans doute  deviner. Je ne souffre pas de progonoplexie…

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Plutôt un dépendant  affectif qui s’assume, avec un mordant sens de l’humour.

Il ne ferait pas de mal à  une mouche… un maringouin peut-être, car il les attire inexorablement.

Un dépendant  affectif qui cherche  à  faire  plaisir, car il n’arrivait jamais  à plaire à  son père…

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La perfection n’est pas de ce monde.

Avez-vous la Progonoplexie?

Lecture suggérée par Lise-Andrée…

Avez-vous la Progonoplexie ?
Avez-vous déjà entendu parler de progonoplexia?
Selon Wikipedia, la progonoplexie, du mot grec Προγονοπληξια, est grossièrement traduit par «ancestoritis, » ou une obsession profonde par ses ancêtres.

Connaître ses racines représente une part importante de l’identité grecque ; être en mesure de se vanter de leurs ancêtres et de leurs gloires passées. Le mot a été inventé pour décrire la préoccupation du peuple grec moderne à découvrir son passé antique.

Cette obsession s’est maintenue dans le temps.

Aujourd’hui, la généalogie « bug » a pris le dessus. Elle représente le deuxième passe-temps le plus commun aux États-Unis. Nous nous sommes donc interrogés.

Nous aimons apprendre sur notre passé et sur la manière dont nos ancêtres ont vécu leur vie. D’où sont-ils originaires ? Que faisaient-il de leurs journées ? Nous cherchons un lien entre eux et nous, des similitudes, des traits et caractéristiques que nous aurions reçus d’eux, transmis de génération en génération. Ils nous aident à en apprendre plus sur nos propres vies, et à savoir comment le monde a évolué au fil du temps.

Ce qui rend la généalogie encore plus fascinante et addictive est qu’elle est une quête sans fin. Peu importe ce que vous trouvez, vous pouvez toujours aller de plus plus loin et découvrir encore d’autres ancêtres.

Chaque personne a deux parents et quatre grands-parents, mais quand vous vous retournez, vous réalisez que le nombre d’ancêtres double à chaque génération. Cela signifie que chaque personne dispose de 64 arrière-arrière-arrière-arrière-grands-parents, et 1024-grands-grands-grands-grands-grands-grands-grands-parents. Cette théorie n’est bien évidemment pas toujours exacte, car de nombreux ancêtres se sont mariés entre eux, au sein d’une même famille, mais quoi qu’il en soit, vous avez toujours plus de parents !

Alors ? Avez-vous la Progonoplexie?

Faire revivre nos ancêtres

C’est ce que j’avais choisi comme sous-titre à Nos ancêtres II.

Nos ancêtres II est la suite de Nos ancêtres.

Ceux et celles  qui me suivent, depuis le début, savent que je ne pouvais y ajouter d’autres photos et autres documents, ma capacité  sur WordPress étant presque atteinte.

Pour survivre, j’avais donc dû migrer un peu comme 900 000 Canadiens français qui l’avaient fait au XIXe et au début du XXe siècle aux États-Unis comme mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé à  Bristol au Connecticut en 1889.

close-up-pierre-lagasse-and-stanislas-lagasse

Pierre Lagacé et son frère Stanislas

Une migration virtuelle par contre…

J’ai fait  revivre sur Nos  ancêtres son fils Léo, mon grand-père, affectueusement surnommé  le gars de  party, que je ramène à la vie ici à l’occasion.

Léo  et sa belle-fille Aline

Mon grand-père Léo Senior parlait peu et buvait beaucoup… tout comme son fils Léo que j’aime encore malgré tous ses défauts.

leo lagace 1931

Léo Junior à l’âge de 3 ans environ

Moi je parle beaucoup et je bois peu… J’ai un peu brisé la tradition.

Ceux et celles qui me connaissent savent que mes ancêtres m’ont façonné sans s’en douter. Mon grand-père Euclide, qui parlait peu et buvait peu, pouvait aider tout le monde sans jamais demander rien en retour.

Aldama et Euclide

Aldama Sauvé et son frère Euclide

C’est mon oncle Florent qui me l’avait dit avant que sa mémoire le fasse mourir en 2012…

Pierre, 3 ans et demi. Euclide Sauvé, Florent Sauvé, Pierre et Léo Lagacé. Photo prise à la maison de mon grand-père Euclide

Pierre, 3 ans et demi. Euclide Sauvé, Florent Sauvé, Pierre et Léo Lagacé. Photo prise à la maison de mon grand-père Euclide

Ma tante Evelyne aussi, avec ses vieilles photos, est celle, qui sans s’en douter, allait me donner la piqûre pour la généalogie.

Léon Sauvé

Léon Sauvé, le père d’Euclide

Honoré Sauvé et Julie Leroux

Honoré Sauvé et Julie Leroux, parents de Léon

La belle Evelyne est allée rejoindre son beau Florent l’année dernière…

Faire revivre nos ancêtres, c’est un peu tout ça, sans prétention aucune, mais avec beaucoup de présomption à l’occasion…
imageun brin d’humour…
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Et beaucoup  de place pour ceux et celles qui souhaitent faire  revivre leurs ancêtres  et leurs  descendants…

wpid-blanche.jpg

Bonjour Pierre,

C’est aujourd’hui le 100e anniversaire de Marie-Blanche Tessier surnommée affectueusement Ti-Blanc. Je t’envoie ce graphique de ses descendants et j’aimerais que tu le fasses paraître dans ton blogue.

Je suis allée la voir hier et nous avons parlé de sa vie. Je lui ai demandé ce qui avait été le plus important dans sa vie. Elle m’a dit que c’était d’avoir rencontré son beau Paul-Henri, qui a été l’amour de sa vie. Il est décédé à près de 90 ans. Cela a été la naissance de ses enfants, ses petits-enfants et ses arrières petits enfants. Toute sa descendance est présente dans le graphique. J’ai enlevé les partenaires qui n’ont pas eu d’enfant dont moi-même. Il y a eu sa grande foi en Dieu, qui l’a soutenue tout au long de sa vie. Dans le temps de la guerre, la vie était difficile et les gens du pays étaient très pauvres. Aussitôt que les semailles étaient faites, Marie-Clara, sa grand-mère s’en allait aux États-Unis pour travailler dans les usines de textiles comme Wivi (je ne sais pas comment cela s’écrit). Pendant ce temps, Marie-Blanche était pensionnaire et elle faisait des ménages pour gagner un peu de sous. Elle pensait devenir religieuse, mais elle a eu les fièvres typhoïdes. Pendant un mois, elle a été alitée, elle a bien failli mourir. Elle est retournée chez elle à St-Casimir pour sa convalescence. Après cela, il n’était plus question de retourner chez les religieuses.

Paul-Henri travaillait pour le magasin général à St-Casimir, il livrait avec une voiture attelée la marchandise dans le comté de Portneuf. Souvent, l’hiver à cause des tempêtes, il devait coucher chez l’habitant car les chemins étaient impraticables. Un jour, le magasin a fermé et Paul-Henri fut incapable de se retrouver un emploi. Il habitait dans une belle grande maison à St-Casimir qu’il avait héritée de ses grand-parents. Marie-Blanche qui avait toujours vécu en campagne s’est vue obligée de déménager à Québec dans un logement au deuxième, elle a beaucoup pleuré la perte de son environnement et de sa belle maison. Pour compenser, elle a fait partie de la chorale de Beauport durant 35 années et du cercle des fermières. Elle a distribué des tonnes d’amour autour d’elle. Jamais de critiques négatives, beaucoup d’empathie et une grande intelligence émotionnelle. C’est la personne la plus généreuse et tendre que j’ai rencontrée. Bon anniversaire à ma belle-mamie chérie.

Lors de notre conversation, elle m’a révélée que son père avait déserté de l’armée car il n’aimait pas cela. Elle m’a dit aussi, qu’elle avait fait inscrire le nom de son père sur l’épitaphe pour qu’il ne soit pas oublié. Le corps de son père n’a jamais été rapatrié car ils étaient trop pauvres pour le faire. Elle m’a dit que c’était très probable que sa grand-mère ait épousé son grand-oncle François-Xavier. Donc ton instinct ne te trompe pas. Tu peux tout dire puisque Mamie est au courant de tout. On peut expliquer le contexte de l’époque.

Je te remercie de m’avoir aidé tout au long de ma démarche. Vendredi prochain, je vais la visiter et je vais lui apporter les pièces que tu m’as fournies. J’ai demandé à Photocopie de la Capitale de faire un graphique de tous ses ancêtres. Je lui remettrai un rapport des ancêtres de Paul-Henri aussi.

Amicalement

Lise-Andrée

À suivre…

Pas nécessaire du tout

Je suis un passionné d’histoire avant tout. Ce n’est pas la peur qui me fait écrire sur Nos ancêtres II avant le 26 octobre.

Détrompez-vous.

Pas nécessaire du tout d’aller  à  la  Cour  suprême…

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La peur?

Elle est dans nos gènes depuis l’année des Anglais.

La peur?

Ça ne me fait pas peur, mais ça  rapporte beaucoup de votes.

J’ai bien peur le soir du 19 octobre.

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J’ai bien peur pour ma descendance…

Je vous reviens le 20 au matin…

Promis.