Histoire de la famille Thibault – septième partie

Texte de Denise Thibault

Croyante et pratiquante, Maman chantait dans la chorale à l’église et dans ses derniers moments de lucidité allait à la messe tous les jours. Elle demeurait dans un HLM voisin de l’église.

Maman a eu la malchance de souffrir de la maladie d’Alzheimer et a terminé ses jours à l’hôpital des Escoumins dans la partie CHLSD.

J’en profite pour vous faire connaître mes autres frères et sœurs, ce qu’ils sont devenus durant leur vie active et maintenant tous retraités.

Bertrand a passé sa vie comme électricien. Il a épousé Yvette et ils eurent 3 enfants. Bertrand a vécu une partie de sa vie sur la Côte-Nord pour ensuite s’installer avec sa famille à St-Arthur au New-Brunswick, région où Yvette fut élevée. Maintenant à la retraite sur sa terre et il cultive toujours son petit jardin et récolte ses patates, toujours actif et prêt de ses enfants.

Marcel épousa Cora qui, elle aussi, travailla tout comme moi et Monique pour Québec Téléphone, et passa sa vie à Forestville. Marcel travailla pour la compagnie de transport Jean Williams jusqu’à sa retraite, ils déménagèrent près de Québec, St-Jean Chrysostome. Ils eurent deux enfants. Marcel est un ingénieux, très habile, esprit créateur, inventeur, il a toujours la bonne solution aux problèmes, a déjà été reconnu par Canam Manac pour avoir amélioré une pièce sur le bon fonctionnement d’un camion Canam Manac : Groupe Canam est une entreprise manufacturière qui dispose de 20 usines en Amérique du Nord. Elle se spécialise à la construction et la fabrication de produits sur mesure.

Gilbert décédé à 71 ans a été garagiste au Centre du Pneu de Forestville, a épousé Carmen, une voisine et ils ont eu un fils Gilles. Gilbert conduisait le camion de mes parents lors des travaux au moulin à scie, et en voulant changer le réservoir à gaz du camion dans un garage de Forestville se brûla. Alors qu’il se faisait de la soudure dans le garage au même moment, éclata une explosion pendant qu’il travaillait ce réservoir, se fît brûler une main si grave, qu’il a dû être hospitalisé, on lui fit des greffes de peau et il a passé sa vie avec des séquelles à sa main gauche. Gilbert adorait la chasse et la pêche.

Monique retraitée a œuvré elle aussi tout comme moi pour Québec Téléphone, et a terminé sa carrière : Auxiliaire Familiale au C.L.S.C de Forestville, service à domicile. Devenue veuve de son époux Idola Martel, sans enfant mais avec beaucoup de neveux et nièces. Très jeune, Monique a subi une grave brûlure a une jambe, Papa avait vidé du poêle à bois les cendres où il y avait encore des tisons dans un seau. Monique en marchant, en sautillant, n’a pas remarqué le seau devant elle, est tombée dedans, les tisons lui ont collé à la peau et elle eut de vives brûlures sur une jambe. Ce qu’elle a dû souffrir pauvre elle, si petite à cette époque. Mes parents en étaient si peinés. Maman a passé l’hiver à la traiter, elle en garde encore des cicatrices.

Réginald, professeur, fit ses études à Rimouski, s’est marié et ils eurent 3 enfants. Il a enseigné à la polyvalente de Matane et est revenu vivre sur la Côte-Nord. Il y décéda du cancer du colon au début de la soixantaine. Papa étant décédé, Réginald avait reçu son manteau de chat sauvage et il l’avait porté fièrement…

Noëlla, retraitée de l’enseignement au secondaire fut propriétaire du gîte Anse aux Sables de Colombier. Elle a épousé Jocelyn propriétaire de l’Imprimerie et librairie Forestville jusqu’à sa retraite. Elle  vit maintenant 6 mois par année en Californie et six mois à l’Anse aux Sables à Colombier. Noëlla a eu trois garçons. Je peux vous dire que les petits-enfants sont bien entourés et gâtés de Grand-maman Noëlla et grand-papa Jocelyn. Ils en sont devenus gaga. Ce que peut donc faire des petits dans le cœur des grands-parents. Noëlla fait chanter Mia en québécois et amérindien (Ani Coni)

Jocelyne décédée en avril 2012 du cancer, enseignante au primaire, épousa Renald maintenant retraité après avoir travaillé en mécanique à Baie-Comeau pour l’Alcoa. Ils eurent 4 enfants. Jocelyne possédait de multiples talents, cuisinière incomparable, ce qu’elle aimait essayer de nouvelles recettes et quel talent de décoratrice. Elle faisait de la peinture à ses heures, et son grand plaisir était de se retrouver en famille soit à la maison ou au chalet, elle qui aimait la pêche, la nature, les fleurs. Leur chalet près d’un beau lac était sa fierté, décoré et adapté avec tous les services : eau et électricité avec génératrice. De se retrouver sur le lac, elle aimait la pêche et la chasse avec son mari Renald. Jocelyne laisse un grand vide, une grande perte pour sa famille, ses frères et sœurs, Jocelyne toujours enjouée et souriante, aimant cuisiner et recevoir et avait cette façon de toujours avoir le mot juste pour nous faire rire et était une femme qui gardait des liens très serrés avec sa famille.

Laurent retraité vit en couple. Il a fait carrière en milieu scolaire dans l’enseignement et termina sa carrière comme directeur de la polyvalente de Forestville. Il est le père de deux enfants. Laurent adore la chasse et la pêche, le sport de la motoneige et de la motocyclette en été, faire de grandes randonnées. Il voyage en compagnie de sa conjointe en motorisé lors de grands voyages au Québec ou aux États-Unis.

Rolande, nouvellement retraitée a œuvré dans sa jeunesse dans les services sociaux à Forestville et fût impliquée socialement à la présidence de la Jeune Chambre de commerce de Forestville. Elle a chapeauté le dossier un Pont sur le Saguenay, le rêve ne s’est pas réalisé. Elle est retournée parfaire ses études universitaires, se maria et s’installa à Montréal, mère de 2 enfants. Elle a œuvrée par la suite comme travailleuse sociale au Centre jeunesse Montréal. Un travail avec de multiples responsabilités, service : à l’enfance et l’adolescence. Rolande a des centres d’intérêts variés. Elle aime faire de la moto avec les membres de sa famille.

À suivre demain…

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10 réflexions sur “Histoire de la famille Thibault – septième partie

  1. Je vois que Maman a transmis à plusieurs de ses enfants, sa passion pour l’enseignement…
    Félicitations, vous avez une très belle famille.
    Je pense aussi que nous avons presque le même âge. Vos écrits me rappelle plusieurs périodes de mon vécu.

  2. garçons, instruire les filles était pour mon père de l’argent gaspillé puisque nous allions nous marier et demeurer à la maison pour prendre soin du mari et des enfants. C’était la mentalité de l’époque, la carrière d’une femme était de se trouver un époux et d’avoir des enfants.

    Lors de la création des Cégep, ce n’est pas pour rien, que les inscriptions aux cours des adultes ont explosées. Le goût d’apprendre et la possibilité de le faire ont permis à plusieurs de faire des études supérieures dont moi-même.

  3. Ç’a été une façon de penser pour les filles qu’elles auraient un mari qui les feraient vivre, maman a révisé sa pensée lorsque je suis devenue veuve à 39 ans, elle m’a mentionné : tu aurais été capable toi aussi de faire un Bac universitaire. Pour continuer à élever mes 3 enfants, il m’est arrivée de travailler à deux emplois, les enfants étaient aux études…20 ans de mariage et la maladie vient terminer une vie à deux.

    Merci Lison de ton beau commentaire! Quand on relate quelque chose et ça rejoint d’autres de la même façon c’ est cela le vécu…

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