Hommage à Rosario Gauthier

Hommage à Rosario Gauthier qui s’est éteint à l’aube le jour de la Saint‑Valentin de l’an 2008 présenté en guise d’épilogue aux funérailles le 23 février 2008 à l’église de Sainte‑Anne‑des‑Plaines

Fils de Joseph Gauthier et d’Alexandra Alary, M. Rosario Gauthier est né à Sainte-Anne-des-Plaines le 22 décembre 1913. Pensionnaire à Berthier à l’âge de 11 ans, puis au juvénat, il est formé chez les frères de Saint‑Gabriel.

Très tôt, vers l’âge de 18 ans, il devient passionné par la généalogie, en voyant des annonces dans le journal Le Devoir que le fondateur de l’Institut Drouin (Me Joseph Drouin) fait paraître. Vers l’âge de 30 ans, il décide de faire préparer sa généalogie.

À partir de ce moment, il commence à faire des recherches ici et là de photos anciennes de différentes familles. Il en effectue des montages et les fait imprimer par centaines de copies, qu’il distribue par la suite à tous ceux et celles qui semblent intéressés.

Lorsque Monsieur Rosario Gauthier réalise son premier tableau en septembre 1944, soit le tableau de la famille Ovide Gauthier, il le trouve tellement beau qu’il le montre à sa mère et lui dit : « J’aimerais que mes ancêtres soient connus dans le monde entier. »

Ce rêve se réalise en l’an 2000, alors qu’apparaissent dans un site Internet les photos de famille de Rosario Gauthier (lignée maternelle et paternelle).

Il aimait partager sa passion pour la généalogie. Il s’intéressait à notre nom de famille et à notre parenté dès la première rencontre. Il connaissait l’origine de la plupart des familles souches des Laurentides. Il a relevé les mariages dans la plupart des paroisses du comté de Terrebonne et en a créé des répertoires.

Il ne regardait pas à la dépense pour faire paraître des anniversaires de décès de ses ancêtres dans le journal.

Voici une anecdote. Quand j’ai connu Monsieur Gauthier, rue Laurier, à Montréal en 1992, il était âgé de 78 ans. Il me racontait qu’une diseuse de bonne aventure lui avait prédit qu’il vivrait jusqu’à l’âge de 87 ans et qu’il partirait comme un petit poulet. Alors, il disait qu’à partir de son 87e anniversaire de naissance, chaque nouveau jour serait pour lui un cadeau. La vie lui a donc fait un cadeau de sept ans un mois et 23 jours.

Monsieur Gauthier était un homme curieux, généreux, serviable : il aimait donner son temps à la recherche des ancêtres des gens qu’il rencontrait.

C’était un homme foncièrement libre. Il était déterminé et il n’avait aucune tolérance pour la tromperie et le mensonge.

Il était un homme engagé. Membre du Parti québécois dès la première heure, il appuie la fondation du journal Le Jour en 1974 avec Yves Michaud, René Lévesque et Jacques Parizeau.

Il portait un intérêt marqué pour deux grandes vedettes du hockey, Maurice Richard et Mario Lemieux, ses idoles. Il a même constitué un recueil de photos et d’articles parus dans la Presse de 1942 à 1961 concernant la carrière de Maurice Richard , et il a trouvé le moyen de le lui faire remettre directement.

En 1988, la Société généalogique canadienne-française lui donne le titre de membre émérite pour le plus grand nombre de travaux et de répertoires de mariages. Monsieur Gauthier disait alors « J’espère me rendre à 90 ans pour réaliser d’autres projets ».

En mai 1998, il visite la France par l’entremise des Petits frères des pauvres.

Il a publié une quarantaine d’albums contenant des photos anciennes et des articles sur la petite histoire du Québec.

Il a fait ce qu’il a voulu avec courage et détermination. Il a gardé sa lucidité jusqu’à la fin.

On ne sait pas exactement ce qui se passe après la mort, mais on peut s’imaginer qu’il est en grande conversation avec ses ancêtres aujourd’hui, ou avec le père Archange Godbout, le père Julien Déziel, René Jetté, Maurice Valiquette, Clément Harvey…

Lorsque je lui rendais visite, à mon départ, il disait toujours : « Bonsoir. Au revoir. » Aujourd’hui, je lui dis : « Adieu, Rosario. Vous allez me manquer. »

Micheline Lorrain (collaboration de Mozart St‑Germain)

Ce montage est de lui…

Panorama

Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Pierre Lagacé:

Vous savez tout maintenant sur les origines de l’Halloween.

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Dernier épisode des Belles Histoires…

J’avais terminé comme ceci la semaine dernière.

Mais où trouver toutes les citrouilles nécessaires pour nourrir tous les habitants de notre célèbre petit village.

Vous connaissez la réponse, mais à 2,00 $ la citrouille, ça allait coûter pas mal cher.

Vous croyez ?

Revenez la semaine prochaine…

Anne avait plus d’un tour dans son sac à main… qu’elle traînait d’ailleurs tout le temps avec elle.

Elle savait que son frère Georges n’allait pas faire crever de faim toute la population de Sainte-Anne pour une question de vengeance et de règlement municipal.

Encore une fois c’est la petite Germaine qui alla venir à la rescousse du village.

Anne lui parla d’une vieille coutume anglaise quand elle et la reine Victoria étaient toutes jeunes. La petite reine et elle parcouraient les rues de Londres déguisées et cognaient aux portes en demandant des bonbons.

Comme tout le monde…

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Les soeurs Béatrice et Fabiola Latour

Pierre Lagacé:

Il en reste une…

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Excusez du contretemps, mais je devais absolument parler hier de mon truquage de photos.

Continuons notre histoire sur l’Halloween…

Ça allait pas mal mal à Sainte-Anne le 23 novembre 1911. Le temps était gris et les visages longs des paroissiens et des paroissiennes en disaient long…

Trois institutrices de Sainte-Anne jasaient ensemble devant l’église alors que le fou du village montait et descendait les marches en répétant tout le temps que la fin du monde approchait.

Il racontait quelque chose en rapport avec le calendrier maya genre… pour l’année 1912 !

Les soeurs Béatrice et Fabiola Latour étaient deux institutrices qui vivaient avec leur frère Sinaï Latour dans le haut du Trait-Carré. Les voici dans le recensement de 1911, question de dissiper tout doute quant à la véracité de mon histoire…

Latour Sinaï                 M        Chef     C         mai       1870    41

Latour Henri               …

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Pour une surprise, c’en fut tout une…

Pierre Lagacé:

3e partie…

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La petite Germaine accompagnait monsieur le curé, car elle tenait à aller rendre visite à sa grande amie Anne.

En arrivant à la ferme, monsieur le curé Coursol eut toute une surprise …

Il vit l’enseigne de Georges et plein d’autres décorations bizarres.

maison des Allen 2

- Good day Mister le cure.

- God day Monsieur Allen. How whiz whiz yoo?

Le curé Coursol était tout estomaqué de voir ces décorations. Il y en avait sur la galerie, sur les arbres, sur les murs de la grange. Bref partout.

Anne se berçait et avait un drôle de costume noir.

- Good day Mister le curé Coursol, lui dit-elle. To what do we owe the pleasure of your visit?

Monsieur le curé n’avait pas saisi la question.

- God day Ms Allen. How whiz whiz yoo and this coustume?

Germaine qui était maintenant parfaite bilingue grâce à Anne étouffait un petit rire…

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Une très mauvaise récolte

Pierre Lagacé:

La suite… et il en reste encore…

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L’année 1911 avait été assez désastreuse pour les cultivateurs de Sainte-Anne.

Une maladie mystérieuse avait frappé mystérieusement presque toutes les cultures.

Les animaux aussi étaient mal en point. C’était comme si la malédiction du ciel s’était abattue sur notre petit village des Basses-Laurentides.

Le fou du village avait alors parlé de la colère de Dieu un peu comme lors du déluge des fameux Jeux olympiques de 1876 et avait réussi à mettre mis le feu aux poudres.

Toutes les récoltes ont été touchées sauf celle de monsieur Allen… avait-il dit à la sortie de la grand-messe du dimanche…

Repentez-vous… Repentez-vous… avait-il dit à la sortie de la grand-messe du dimanche…

Monsieur le curé Coursol connaissait bien le fou du village et aussi les Allen, car il était déjà allé leur rendre une petite visite question de tâter le terrain de leurs convictions religieuses.

Mais la grogne s’installait de plus…

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Vous vous demandez peut-être quelle est l’origine de l’Halloween…?

Pierre Lagacé:

La vraie histoire de l’Halloween… écrite en 2009, mais toujours d’actualité.

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Bon les élections municipales sont maintenant choses du passé.

En autant que le passé ne viendra pas hanter notre futur…

Je vais maintenant pouvoir me concentrer sur des choses beaucoup sérieuses comme mes Belles Histoires d’un petit village au sud des Pays d’en Haut.

Vous vous demandez peut-être quelle est l’origine de l’Halloween…?

Alors ne cherchez plus…

Inutile d’aller sur Internet et Googler tout ça.

citrouille

Vous vous demandez pourquoi on fait pousser tant de citrouilles à Sainte-Anne-des-Plaines.

Bonne question… comme celle de Pourquoi aller voter aux élections municipales ?

On est en 1911. Justement un 2 novembre.

On se retrouve dans le champ de monsieur Allen.

Monsieur qui ?

Une autre bonne question…

Dans mon blogue, je réponds à toutes vos interrogations sans le moindre détour.

Monsieur Allen vivait avec sa soeur sur la montée Morel vers Sainte-Sophie.

Je l’ai retrouvé dans le recensement de 1911… Il était le seul…

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